Dossier

Nos enfants face à la pollution

25 novembre 2021
Femme tenant un petit enfant dans ses bras et regardant des cheminées d'usine qui fument et polluent le long d'un fleuve

Nos différentes analyses (urines, cheveux) menées auprès d'enfants depuis 2019 révèlent à quel point ils sont exposés, voire déjà contaminés, par de multiples substances chimiques. La pollution est un problème complexe, ses effets sur la santé le sont tout autant. Nous faisons le point dans ce dossier. 

On suspecte aujourd'hui de nombreuses maladies (cancers, maladies cardiovasculaires, maladies auto-immunes ou encore neurodégénératives), ainsi que certains problèmes de reproduction d’être causés par des facteurs environnementaux comme la pollution (air, eaux, sols), notre alimentation et les addictions (tabac, alcool, drogues).

Le problème de la pollution chimique est particulièrement vaste et compliqué, comme le sont ses effets sur la santé, notamment parce que les substances chimiques interagissent dans notre corps: elles se dégradent (et parfois, les produits de leur dégradation sont encore plus dangereux), elles se combinent entre elles (« effet cocktail »), certaines s’éliminent plus facilement que d’autres...

Tous concernés, à des degrés divers

Par ailleurs, certaines franges de la population sont plus sensibles à la pollution comme les femmes enceintes et leur foetus, les bébés et les enfants, les adolescents, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées et/ou souffrant de pathologies chroniques - maladies respiratoires (allergies, asthme, BPCO), maladies cardiovasculaires, diabète, etc. Confronté aux mêmes polluants, chaque organisme y réagit différemment: à exposition identique, chacun de nous affiche en effet une sensibilité plus ou moins importante vis-à-vis de telle ou telle substance, et notre corps y répond à sa façon.

Nos tests face à cette pollution

En 2019, nous avions étudié l’exposition des enfants à certains pesticides via la présence de ces substances dans des échantillons d’urine. Ces molécules chimiques étant éliminées du corps, il s'agissait alors d’une exposition et non d’une contamination.

Cette année, nous avons analysé l’exposition chronique et donc la contamination d'enfants à 1 800 polluants organiques grâce à un autre type de biomonitoring, via une mèche de cheveux (ci-dessous, notre conférence de presse à ce sujet).

Dans ce dossier consacré à la pollution à laquelle sont exposés nos enfants, nous abordons :

  • Les tests de biomonitoring : en quoi cela consiste-t-il exactement ?
  • Les résultats de nos tests: chiffres d'exposition et de contamination de nos enfants aux polluants
  • Des conseils pour limiter son exposition et se protéger