Communiqué

Test Achats salue l’initative de Colruyt et demande à la Commission EU d’accélérer la mise en place d’un éco score européen harmonisé

10 mars 2021

Test Achats salue l’initiative de Colruyt qui lance aujourd’hui un éco-score sur 2500 de ses produits. Ce label doit renseigner sur l’impact environnemental d’un produit. Une initiative similaire – le Farmoscope - avait également été lancée par la coopérative de supermarchés bio Färm au mois de février.

La mise en place de ce type de labels répond à une demande croissante des consommateurs de disposer d’informations fiables sur l’impact environnemental des produits qu’ils souhaitent acheter en supermarché.

L’eco-score existe déjà en France depuis le mois de janvier dernier, à l’initiative de divers acteurs tels que Yuka, Open Food Facts, Etiquettable, Marmiton, et d’autres. L’eco-score de Colruyt se base sur la même méthodologie que nos voisins français.

Un point qui fait l’objet des critiques en France concerne l’utilisation de la base de données Agribalyse qui calcule les impacts environnementaux en fonction des rendements, à savoir au kg ou au litre de produit fini. Ce système donnerait un avantage significatif aux modes de production les plus intensifs ce qui pourrait amener à la situation paradoxale où un poulet provenant d’un élevage de poules en cage obtiendrait un meilleur score que celui provenant d’un petit élevage bio en plein-air. Pour compenser ces faiblesses, l’eco-score français – et donc celui de Colruyt également - utilise un système de bonus-malus prenant en compte 5 critères complémentaires tels que le système de production (par ex. bio), l’approvisionnement local ou non, la circularité des emballages, etc.

Nous saluons sincèrement l’initiative de Colruyt qui répond à une demande forte de la part des consommateurs de connaître l’impact environnemental de leurs produits” déclare Julie Frère, porte parole de Test Achats. “Nous craignons cependant une prolifération de labels individuels privés qui aurait pour conséquence un consommateur plus confus qu’informé. C’est la raison pour laquelle nous enjoignons la Commission européenne, qui a prévu de faire une proposition à ce sujet en 2024, d’accélérer le travail pour répondre aux attentes des consommateurs européens”.

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