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Evolutions énergétiques en Flandre: à la recherche d’une approche globale

27 juillet 2018

27 juillet 2018
Avec quelques mesures spectaculaires dont elle a déjà revu, pour certaines, le timing, la Flandre entend bien honorer ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Nous en approuvons le sens tout en réclamant une approche globale, gage d’efficacité et de choix plus larges pour les consommateurs.

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Du neuf en Flandre

Pour atteindre ses objectifs en matière de réduction de gaz à effet de serre, la Flandre a, semble-t-il, pris le taureau par les cornes!
Les mesures les plus spectaculaires visent les énergies fossiles et impactent donc directement les systèmes de chauffage des habitations: 

  • L'obligation pour un nouveau propriétaire de rendre son habitation moins énergivore en s’attaquant, dans les 5 ans, à minimum 3 des 6 priorités définies :  isolation de la toiture, isolation des murs, l'isolation du plancher, verre super-isolant, placement de chaudière à condensation et /ou un chauffe-eau durable (pompe à chaleur ou solaire).
  • L'interdiction de connecter les nouveaux lotissement au gaz naturel à partir de 2021.
  • L'interdiction de vendre des chaudières à mazout, d’abord prévue en 2021 puis reportée à 2035 conformément au pacte énergétique fédéral dont elle relève. La date butoir de 2021 ne concernera donc plus que les de nouvelles constructions et le rénovations énergétiques majeures. A noter que la Région bruxelloise annonce son intention d’avancer cette mesure à 2025.

Face à l’ampleur et l’urgence du défi climatique, nous comprenons, bien sûr,  la nécessité, pour les autorités, de poser des actes forts. Les derniers annoncés constituent-ils pour autant la voie la plus cohérente et efficace pour atteindre les objectifs? C’est toute la question. 

Interdiction sans logique de prix

Les mesures spécifiques comme l’interdiction de raccordement ou la vente de certains appareils vont certes condamner à terme l’utilisation d’énergies fossiles pour chauffer les habitations. 
Mais d’ici là ?

Les prix du mazout et du gaz continuent de ne tenir aucun compte de leur incidence négative respective (un peu moins pour le gaz) sur l’environnement. Le chauffage aux énergies fossiles reste donc avantageux par rapport à l’électricité dont le prix élevé décourage l’utilisation, alors qu’elle constitue pourtant l’un des moyens clés de la transition énergétique.

Pour la mutation en cours, on se prive ainsi de précieuses sources de financement (alternatives à l’électricité) émanant notamment du secteur pétrolier tout en brouillant les choix des consommateurs. 

Ainsi, ne chercheront-ils pas à garder le plus longtemps possible leur vieille chaudière à mazout?  Ne seront-ils pas incités à acheter une nouvelle chaudière avant 2021? Quelles incitations vont-elles pousser les propriétaires de chaudières au gaz à faire d’autre choix?

Bref, au lieu d’induire un long statu quo, d’interdire ou d’obliger à des moments non choisis, n’aurait-il pas mieux valu, avec tous les accompagnements nécessaires (primes, abattement fiscaux,…) rendre graduellement plus évidentes, à l’aide du signal prix, les évolutions nécessaires? 

Un diagnostic global menant à des mesures adaptées

Avec le gouvernement flamand, nous sommes d’avis que la construction, la rénovation ou l’acquisition d'un bâtiment restent des moments clés dont il faut profiter pour faire avancer les choses. Et les autorités disposent, dans chaque région, d’outils PEB qui permettent de considérer les systèmes et la performance énergétique des bâtiments dans leur ensemble. Pourquoi ne pas y adjoindre des objectifs de réduction ou des limitations d’émissions de CO2?

Ceci favoriserait l'utilisation de technologies spécifiques comme les pompes à chaleurs, en n'excluant pas d'emblée les chaudières comme appoint (solutions hybrides) en cas de pointe ou comme outil de cogénération. L'usage de combustibles renouvelables pourrait aussi être pris en compte.

Au lieu d’interdire la seule chaudière à mazout, laissons davantage de marges de manœuvres en utilisant des outils de diagnostic (certificat et/ou audit de performance énergétique) qui vont dégager des solutions pour réduire les émissions.
Ainsi même la pose d'une chaudière à condensation gaz ne serait alors plus nécessairement la solution optimale.

Des mesures davantage intégrées dans une politique cohérente

Nous ne critiquons donc pas la volonté des autorités de prendre fermement la problématique environnementale en main et ni le sens des mesures prises, mais regrettons qu’elles ne s’insèrent pas dans une politique plus globale et cohérente. 

Tout en étant conscient que certaines mesures (taxe CO2 sur l'énergie fossile, par exemple) ne sont pas du ressort d'un gouvernement régional, nous appelons à un message clair, renforcé par tous les moyens à disposition, auquel chaque citoyen pourra adhérer.  

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Si vous souhaitez faire valoir votre point vue sur la question, n’hésitez pas à susciter le débat au sein de notre communauté « Energie renouvelable ». 

vers la communauté


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