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La sortie du nucléaire fait un pas en arrière

30 août 2017
Sortie nucléaire

30 août 2017
Le lobby du monde des affaires clame que même en 2025 il sera encore trop tôt pour se séparer de l’énergie nucléaire en Belgique. La Belgique risque de rater le train en marche. L’Allemagne voisine progresse pourtant, elle, en réalisant une véritable transition énergétique.

En 2003, le Gouvernement avait décidé que la sortie du nucléaire serait pour 2015. 14 ans plus tard, le lobby du monde des affaires clame que même en 2025 il sera encore trop tôt pour se séparer de l’énergie nucléaire dans notre pays. Même au niveau politique, le Pacte énergétique interfédéral se fait attendre avec une vision à long terme. La Belgique risque de rater le train en marche. L’Allemagne voisine progresse pourtant, elle, en réalisant une véritable transition énergétique.

Manque de vision

Bien que plusieurs études démontrent qu’une sortie du nucléaire est parfaitement possible sans panne de courant, les clichés autour du "black out" et des pénuries d’électricité refont surface dans le cadre des discussions autour de la transition énergétique. Cela démontre notamment une réticence du lobby du monde des affaires à aller plus loin et à investir dans les énergies renouvelables.

Aussi au niveau politique, il existe encore un manque manifeste de vision et de plans concrets. Il est indiqué dans l’accord du Gouvernement fédéral qu’un "pacte énergétique interfédéral" serait mis en place afin de construire une vision à long terme pour notre approvisionnement en énergie, et ce avant fin 2015. A l’heure actuelle, il est prévu qu’un pacte énergétique arrive sur la table avant la fin de cette année, 2 ans après la date initialement prévue. Alors, au choix: le lobby d’Engie-Electrabel ou l’intérêt général? Nous avons toujours été sceptiques et inquiets.

Centrales nucléaires instables

La fédération des entrepreneurs de Belgique (FEB) affirme que nos centrales nucléaires sont une source sûre pour notre approvisionnement en énergie. Elles ont pourtant causé l’incertitude ces dernières années! Les centrales vieillissent, ne sont plus aussi fiables et doivent être régulièrement fermées. Cette instabilité entraine inéluctablement une augmentation des prix, répercutée sur les consommateurs. 

Il est navrant que l’on veuille s’accrocher à ce point à l’énergie nucléaire. D’autres pays montrent que la transition est possible. Ainsi, l’Allemagne fermera sa dernière centrale nucléaire en 2022. Les Pays-Bas et le Danemark sont également très avancés dans ce domaine.

 De plus, en repoussant à chaque fois la sortie du nucléaire sur le long terme, ce sont les investissements nécessaires dans l’énergie renouvelable qui sont minés.