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Les clients résidentiels de Zéno iront donc se fournir ailleurs

12 décembre 2018

12 décembre 2018
Et patatra! Au tour de Zéno, ex-Klinkenberg Energy, de stopper la fourniture de gaz et d’électricité à l'adresse de ses clients résidentiels, soit 15.000 ménages en Wallonie. Si vous en êtes, suivez nos conseils. En tout premier lieu, comparez !

 Après Belpower, Join, Energy People et Comfort Energy, Zéno n’est jamais que le cinquième petit fournisseur à jeter le gant cette année. Officiellement, il s’agit pour Zéno  - actif depuis 2016 dans la fourniture d’énergies aux particuliers - de se reconcentrer sur ses activités de base, soit les services énergétiques aux clients professionnels et industriels. Au-delà, il faut surtout comprendre que, plus sensibles aux variations de prix sur les marchés, les petits fournisseurs peinent à tenir le coup, d’où l’hécatombe en cours. Et malheureusement, la consolidation qui s’en suit, synonyme de moindre concurrence, ne fait pas nécessairement le bonheur des consommateurs.

Coucou, revoici Mega

Comme les autres avant lui, Zéno a signé un partenariat avec Mega. De sorte que chaque client recevra par courrier une offre de l’autre fournisseur liégeois, une offre qu’il reste libre d’accepter ou non. A nouveau, notez bien que Mega ne reprend pas tel quel les contrats existants, mais fait une nouvelle proposition à ses conditions. 
Selon nos infos, le tarif proposé sera Mega Easy (variable ou fixe), relativement intéressant si on ne tient pas compte des promotions d’autres fournisseurs. A l’analyse, celui-ci est 3 à 4 % plus cher que le meilleur tarif pour l’électricité et 4 à 6% plus cher que la meilleure offre pour le gaz. 
En tenant compte des promos, des formules plus intéressantes existent donc (par ex. Mega Group, uniquement renseigné sur certains sites, dont le nôtre)!

Quelles conséquences pour les clients? 

L'impact de cette résiliation forcée dépend du type de contrat conclu. Dans le passé, Zéno offrait, pour l'électricité, des contrats fixes de 1, 2 ou 3 ans (avec la composante énergétique à prix fixe pendant la durée du contrat) et des contrats variables (dont le prix évoluait en fonction des prix sur le marché de l'énergie). Pour le gaz, ils n'offraient que des contrats variables.
Pour ceux qui avaient un contrat variable, la différence sera ténue puisque les prix ont déjà évolué sur base des prix du marché. Mais les clients disposant d’un contrat fixe d’une durée de 3 ans conclu à bon prix, risquent, en revanche, de perdre au change, au vu des tarifs actuels.

Exemple: un contrat fixe « Bravo », signé en décembre 2017 pour 3 ans, proposait le kilowatt/heure à 6,44 c d’€. En moyenne, il est aujourd’hui (tarifs de décembre 2018), vendu à 9,10 c. d’€ (pour les contrats fixes). Soit environ 40% de plus. Pour la consommation d'une famille moyenne, cela représente un coût supplémentaire de 95€ par an.

Nos conseils aux consommateurs concernés

Dans tous les cas, vérifiez via notre comparateur des fournisseurs d’énergie, si l’offre de Mega est bien la plus intéressante du marché pour votre profil consommation.  

 COMPARATEUR DES TARIFS DE GAZ ET D'ÉLECTRICTÉ

Pour le moment, n'optez pas pour un contrat à taux fixe, cela n'a aucun sens de bloquer les prix élevés actuels pour une période plus longue. Il est préférable de passer à un contrat énergétique à composante énergétique variable, qui baissera automatiquement lorsque les prix sur les marchés de l'énergie se normaliseront.

Enfin, nous conseillons toujours aux détenteurs de panneaux solaires de changer de fournisseur à une date la plus proche possible du relevé annuel des compteurs, afin de ne pas perdre l'avantage du compteur tournant à l’envers. Hélas, « la communication intelligente des relevés d’index » promise dans ce cas-ci aux prosumers ne constitue pas vraiment un exemple de clarté. Comme ils l’ont fait pour les clients de Belpower, Mega devrait sans doute tenir compte des derniers index enregistrés sur les factures annuelles, pas des index actuels. La facture de régularisation de Zéno serait alors équivalente à zéro. Un procédé qui n’est pas sans risque pour les clients qui paieront alors toute l’électricité consommée après leur précédente facture annuelle, au tarif de leur nouveau contrat.