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Comment choisir son airco ou son ventilateur ?

25 juin 2019

25 juin 2019
Si les méthodes traditionnelles ne suffisent pas pour rafraîchir votre habitation, les conditionnements d’air peuvent apporter une solution. Ces appareils sont toutefois souvent bruyants et énergivores. Comment faire le bon choix ? Et que penser d’un ventilateur ? Une pompe à chaleur réversible ne peut-elle pas être envisagée ?

Vous pouvez prendre un certain nombre de mesures sur le plan de l’isolation, de la protection solaire, de la couverture du toit etc. pour prévenir la surchauffe à l’intérieur de votre habitation. Toutefois, celles-ci nécessitent souvent un investissement en temps et en argent. Une hausse soudaine des températures pourrait bien vous inciter à agir dans la précipitation.

Une protection solaire vous procure déjà une bonne protection. Il va de soi qu’un pare-soleil extérieur est le plus efficace, bien qu’une protection solaire intérieure puisse également générer un certain effet.

Songez également à aérer généreusement votre habitation dès lors que la température extérieure est inférieure au mercure affiché à l’intérieur, principalement la nuit donc. Ne vous y trompez pas : il ne suffit pas de sentir un petit courant d’air pour d’emblée ouvrir en grand les fenêtres. En cas de besoin, vérifiez avec un thermomètre si la température extérieure est bel et bien inférieure à la température intérieure.
Dans ce cas, ouvrez les fenêtres situées sur les façades opposées. Vous pouvez éventuellement mettre à profit la hauteur de votre maison en ouvrant les fenêtres à l’étage, voire celles du grenier. Vous pouvez ce faisant créer une sorte de tirant d’air qui évacuera plus rapidement la chaleur.

Vous trouverez ces conseils et bien d’autres encore dans notre dossier Prévention de la surchauffe : 10 conseils.

Vers notre dossier Prévention de la surchauffe 

Cependant, en cas de canicule et si vous ne parvenez pas à préserver la fraîcheur de votre habitation, vous pourriez être enclin de recourir temporairement à d’autres solutions pour améliorer votre confort, comme avec un ventilateur, voire un climatiseur. Comment opérer le bon choix ?

 

1. Un ventilateur

En matière de ventilateurs, vous n’avez que l’embarras du choix : du petit modèle de bureau au ventilateur colonne, en passant par le ventilateur de plafond. Tous ont un point commun : ils n’abaissent pas la température, agissant principalement sur la sensation.

A proximité d’un ventilateur, la température ressentie diminue effectivement en raison du déplacement d’air. Suite au déplacement d’air sur la peau, la transpiration s’évapore et la température corporelle diminue. Dès que vous éteignez le ventilateur, l’effet disparaît.

Lorsque la ventilation est combinée à une brumisation, au moyen d’un ventilateur équipé d’un réservoir d’eau par exemple, l’évaporation de l’eau absorbe un peu de chaleur, de sorte que la température de l’air diminue légèrement, certes de manière limitée. Tenez aussi compte du fait que lorsque l’air devient très humide, l’humidité additionnelle ne pourra plus s’évaporer et que la brumisation perdra en efficacité. Il s’agira alors d’aérer la pièce en question à un moment où la température extérieure sera inférieure à celle de l’intérieur, naturellement.

Une solution alternative consiste à humidifier ou mouiller un linge ou une serviette et les placer devant un ventilateur ordinaire. Vous obtiendrez le même effet en plaçant une bouteille d’eau en plastique congelée devant le ventilateur. Il va de soi que vous devrez régulièrement réhumidifier la serviette ou sortir une autre bouteille du congélateur.

 

2. Un airco

Une unité de conditionnement d’air est en mesure d’abaisser réellement la température à l’intérieur d’une habitation. Un airco fonctionne comme un réfrigérateur : un fluide en circuit fermé absorbe la chaleur présente dans l’air de la pièce pour ensuite l’évacuer vers l’extérieur.

Monobloc ou split ?

Dans le cas d’un appareil monobloc, l’air de la pièce est aspiré, refroidi et déshumidifié, avant d’être restitué dans la pièce. La chaleur à proprement parler est évacuée vers l’extérieur via un tuyau flexible de 10 cm de diamètre environ. On le passe souvent par une fenêtre entrebâillée (comme l’évacuation d’un séchoir).
L’air évacué doit être remplacé par de l’air extérieur, généralement plus chaud que l’air intérieur. Ce nouvel air chaud doit à son tour être refroidi, ce qui entraîne une baisse d’efficacité de l’airco. Il faudra plus longtemps pour refroidir l’air à la température souhaitée, pour autant qu’il y parvienne, ce qui fera également grimper la facture d’électricité. Le fait que la fenêtre reste ouverte peut également constituer un facteur gênant, si l’environnement est bruyant par exemple.
Les appareils monoblocs sont généralement mobiles. L’avantage de ces appareils est qu’ils peuvent être utilisés dans différentes pièces, du moins à différents moments : en journée dans le living, le soir dans la chambre à coucher etc. Vous ne devez pas prévoir de frais d’installation ; il suffit de brancher la prise de l’appareil et le refroidissement peut commencer.
Ces appareils mobiles sont majoritairement assez lourds et encombrants ; 30 kg n’est pas une exception. Généralement, vous pouvez les déplacer sur roulettes, même si les déménager vers un autre étage n’est pas une mince affaire.
Un appareil monobloc coûte entre 200 € et 800 €, voire plus.

Un appareil split se compose de deux parties : une pour l’intérieur et une pour l’extérieur, ces deux parties étant reliées entre elles. Le raccord entre les deux comprend des conduites dans lesquelles circulent le fluide réfrigérant et l’eau de condensation. Ce raccord est nettement plus mince que le tuyau d’un appareil monobloc, ce qui permet plus facilement de maintenir la pièce fermée. L’efficacité du système s’en trouve ainsi préservée.
La plupart des appareils split sont des modèles fixes avec une puissance de refroidissement plus élevée que celle de leurs homologues mobiles. Il est aussi possible d’installer plus facilement ce genre d’appareil fixe contre une paroi ou au plafond, de façon à ne pas entraver vos déplacements. Vous devez néanmoins tenir compte de frais d’installation supplémentaires. Cela vaut d’autant plus pour les appareils multi-split, permettant de rafraîchir plusieurs pièces à la fois. Dans ce cas, plusieurs unités intérieures sont reliées à une seule et même unité extérieure.
Un appareil split coûte facilement de 600 à 1 200 €, voire plus.

Quelle puissance ?

En règle générale, il faut compter 100 W de puissance de refroidissement par m² (ou 40 w par m³) à rafraîchir. Ce n’est toutefois qu’une règle générale et rien de plus. Une puissance de refroidissement plus élevée est requise dans une pièce à la surface vitrée importante, sans protection solaire et où plusieurs personnes sont présentes.
La surface ou le volume pour lequel l’appareil est prévu est toujours indiquée. La puissance de refroidissement d’un airco est exprimée en kilowatts (kW) ou encore en BTU par heure. BTU signifie British Thermal Units. Le rapport entre BTU/h et le Watt se présente comme suit : 1 kW = 1 000 watt = 3 412 BTU/h. 2000 watts de puissance de refroidissement correspondent ainsi à plus de 6 800 BTU/h.

Bruyant ?

Les aircos sont généralement des appareils bruyants. Il n’est pas évident de dormir avec un tel appareil dans la chambre à coucher. Surtout si le compresseur se trouve à l’intérieur, comme dans le cas des appareils monoblocs.
Certains appareils ont une fonction nuit ou un mode silencieux : le ventilateur tourne alors plus lentement, pour ainsi faire moins de bruit. Vous pouvez également diminuer l’affichage lumineux la nuit.
Ces appareils sont souvent programmables : vous pouvez les éteindre après un certain temps, les activer/désactiver pour certaines périodes ou une combinaison des deux.
Le nombre de dB produits par l’appareil figure dans les informations qui accompagnent ce dernier.

Quid de l’encombrement ?

Les appareils monoblocs sont relativement encombrants. Lors de leur utilisation, un gros tuyau doit pendre par la fenêtre.
Dans le cas des modèles split, vous devez prévoir de la place à l’extérieur pour une unité, ce qui n’est pas toujours du plus bel effet sur le plan esthétique.

Quelle consommation électrique ?

La consommation électrique n’est pas négligeable. Un airco que vous faites tourner chaque jour une dizaine d’heures pendant deux à trois semaines vous coûtera facilement 50 € en électricité. Mieux vaut ne pas laisser tourner les aircos en permanence pendant une période prolongée.
A l’achat, soyez toujours attentif au label énergétique de l’appareil. Vous aurez souvent le choix entre des appareils de A à A+++.

3. Une pompe à chaleur réversible

Les pompes à chaleur sont promues en tant qu’appareils très efficaces pour chauffer une habitation bien isolée, même si le prix élevé du courant leur joue des tours pour rivaliser sur le plan financier avec un système de chauffage au gaz ou au mazout. Les pompes à chaleur peuvent parfois fonctionner de manière inversée pour refroidir une pièce (tout comme certains aircos peuvent fonctionner de manière inversée pour chauffer une pièce). Les appareils split ne sont d’ailleurs ni plus ni moins que des pompes à chaleur air-air.