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Isolation du toit : devis à revoir

20 février 2014
isolation du toit

20 février 2014

Comme le confirme notre enquête, obtenir un bon devis d'un entrepreneur en isolation de toiture est loin d'être une sinécure. Nous avons demandé 59 offres au total. Au final, 3 devis à peine ont passé avec succès l'épreuve de notre évaluation technique et juridique.

Pour les besoins de notre enquête, nous avions demandé aux propriétaires de 11 maisons de chercher un entrepreneur en isolation de toiture.

Pas de devis pour 1 entrepreneur sur 5.

Au total, les propriétaires ont été en contact avec 59 entrepreneurs. La moitié de ceux-ci se sont déplacés dans les 7 jours, l'autre moitié se faisant attendre pendant 2 à 6 semaines. Le temps d'attente moyen, ensuite, pour recevoir un devis a été de 11 jours. Sur les 59 entrepreneurs contactés, 48 ont finalement établi un devis, soit 4 sur 5.

Lacunes techniques

La plupart des entrepreneurs donnent beaucoup d'explications sur les matériaux et leur manière de travailler. Mais après l'évaluation technique des informations contenues dans les devis, 3 entrepreneurs sur 10 passent à la trappe. Les principaux problèmes sont une isolation incomplète du toit et l'absence de prise en compte de l'état de la sous-toiture.

Pas de prix définitifs

Pour une même habitation, le prix des matériaux et de la pose peut varier du simple au double, certaines offres pouvant même cinq fois plus élevées que l'offre la plus intéressante pour les mêmes travaux.
La plupart des entrepreneurs ne donnent du reste qu'un prix provisoire et adaptent leur prix total en cours de route en fonction des matériaux réellement fournis ou des heures effectivement prestées. Une pratique selon nous illicite dans le cadre de travaux limités comme ceux que suppose l'isolation d'une toiture.

Trop d'incertitude pour le client

Le grand absent de tous les devis ou presque est le délai d'exécution. Pratiquement aucun entrepreneur ne met ainsi sur papier la date à laquelle le client peut attendre la réalisation des travaux, ce qui est contraire à la loi.

Enfin, les entrepreneurs ont souvent tendance à demander des acomptes totalement disproportionnés. Pas moins de 7 sur 10 demandent ainsi un acompte compris entre 20 et 50 % (!) du prix total. Une somme que vous risquez en outre de ne plus jamais revoir si l'entrepreneur fait entre-temps faillite. Le maximum absolu pour nous est de 15 % et nous avons également demandé au SPF Économie d'intervenir et d'infliger au besoin des amendes aux entrepreneurs exigeant des acomptes trop élevés.

Nous avons également l'intention de nous mettre à table avec le secteur afin de rédiger un contrat-type avec des conditions équitables.

 


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