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Protéger sa maison contre les cambriolages

10 février 2012
Protéger maison vol

10 février 2012

Pas facile de choisir un système anti-cambriolage tant ils sont nombreux. Notre enquête montre lesquels sont réellement efficaces et l’importance de la prévention.

Anxiété, problèmes de sommeil, envie de s’isoler, sentiment de dépression, difficultés de concentration, irritabilité et, surtout, sentiment de révolte, voilà quelques-uns des syndromes dont souffrent une grande partie des victimes d’un cambriolage.

 

Notre enquête internationale

Nous avons réalisé une enquête en collaboration avec des organisations de consommateurs en Italie, en Espagne, au Portugal et au Brésil. Au total, nous avons reçu près de 13 000 réponses, dont 2 951 pour la Belgique. Principaux aspects abordés: quelles sont les séquelles psychologiques des cambriolages et comment peut-on les prévenir ?


Troubles anxieux

Un véritable sentiment de révolte dure plus d’un an dans 30 % des cas. Notre enquête montre qu’environ 3% des personnes ayant subi un cambriolage les 5 dernières années ont souffert d’un trouble anxieux sévère appelé « syndrome de stress post-traumatique ». Ce chiffre passe à 8% s’il y a eu confrontation avec les voleurs et à 27% s’il y a eu des actes de violence dans le cadre d’un home-jacking. Les femmes sont deux fois plus souvent touchées par ce syndrome que les hommes.


Pensez à la prévention

Que faire pour éviter de vivre ces cauchemars ? Tout d’abord, éviter les distractions qui facilitent la tâche des malandrins. Oublier de fermer les fenêtres quand on s'en va (cela arrive parfois à 42 % des Belges), laisser ses clés sur la porte d’entrée (26 %) ou ne pas mettre l'alarme en route (32 %), voilà des distractions plus fréquentes qu'on ne l'imagine.

 

Globalement, 8 % de notre population adoptent un comportement très négligent en matière de sécurité. Avec des conséquences importantes: notre enquête démontre que ce type d'attitude triple le risque de cambriolage. On peut donc diminuer sérieusement les risques sans dépenser un euro.

Des mesures « architecturales » peuvent également aider à retrouver la sérénité. Mais lesquelles sont réellement efficaces ?


Les conclusions de notre enquête vont parfois à l’encontre des idées reçues. Ainsi, la présence d'un concierge à l'entrée de l'immeuble, la surveillance de la police à la demande ou par une société privée n'apporte pas de protection supplémentaire. Tout comme les systèmes de limitation d'ouverture des portes, les judas, les interphones audio-vidéo, les volets roulants sur les portes extérieures.

Par contre, 11 systèmes ont, eux, prouvé leur efficacité: portes blindées, serrures spéciales, limitateurs d'ouverture des fenêtres, alarmes installées par des professionnels, chiens de garde, grilles aux fenêtres, barre transversale de sécurité aux portes, charnières de sécurité, fenêtres à clé, vitres antieffraction, lampes extérieures équipées d'un détecteur de mouvements.

 

En combinant astucieusement certaines de ces mesures, sans alarme, ils offrent une protection quatre fois supérieure par rapport à une habitation ne disposant d’aucun de ces onze éléments structurels. Si on ajoute une alarme, l’efficacité est encore doublée ! Cette dernière constitue donc bien l’élément-clé d’une protection optimale. A condition d’être combinée avec d’autres mesures : seule, elle ne se révèle pas plus utile que les autres.

Mais attention, la meilleure protection au monde ne sert à rien si on oublie de l’enclencher ou si les clés restent sur la porte. Une attitude prudente et préventive reste essentielle.

 


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