Argent et assurances

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V. Fin de frais bancaires excessifs

Année après année, les banques actives sur le marché belge augmentent les tarifs de leurs services. Le but semble clair : inciter le client par des augmentations de prix à recourir davantage aux opérations bancaires en ligne et favoriser une société sans cash où toute transaction se fait par voie électronique. Test Achats ne peut accepter que l’évolution vers une société avec moins de cash se fasse au détriment des consommateurs, de manière agressive, à l’aide de mesures unilatéralement imposées par le secteur bancaire.


V.I. Services bancaires de base garantis

Depuis début 2019, les hausses – parfois de l’ordre de 50%! - concernent certains forfaits annuels, les retraits d’argent ou encore les opérations dites manuelles nécessitant l’intervention supposée d’employés. C’est d’autant plus insensé que l’accessibilité des services, elle, diminue.

L’objectif du monde bancaire est clair: pousser les consommateurs vers société sans cash, tout-à-l’électronique, où ils font tout eux-mêmes. Plus pratique et plus facile, peut-être, mais surtout moins coûteux pour les banques sans réel retour pour les clients.

Soulignons ici quelques exemples :

 banks

Recommandations

Test Achats demande :

  • Retraits gratuits aux automates de son propre réseau et 5 retraits gratuits par mois aux automates des réseaux des banques concurrentes.
  • Un compte gratuit dans chaque banque, disponible pour les clients qui souhaitent tout faire eux-mêmes sur internet.
  • La mise à disposition pendant 10 ans (délai légal de prescription) des extraits de compte dans chaque banque.
  • La mise en place d’une plateforme de réflexion sous l’égide de la Banque Nationale au sein de laquelle les consommateurs et le secteur peuvent réfléchir à l’avenir du service bancaire.

V.II. Transferts de titres

Les hausses tarifaires frappent également le consommateur-investisseur. Exemple marquant : la mesure prise par BNP Paribas Fortis suivie par MeDirect qui porte à 150 euros les frais de transfert d'une ligne de titres vers une autre institution bancaire. Une mesure qui limite sérieusement la liberté de mouvement des clients. En effet, un investisseur qui désire un portefeuille de placement diversifié peut facilement détenir cinq lignes de titres ou plus. S’il souhaite transférer ses titres dans une autre banque, il devra payer 750 euros ! Autant dire qu’il y réfléchira à deux fois avant de prendre cette décision. La concurrence entre les banques en devient lettre morte.

Test Achats estime d’autant plus inacceptable – dans le cas de BNP Paribas Fortis - la hausse de frais pour transférer un fonds d’épargne-pension vers une autre banque. L’épargne-pension est en effet subventionnée par le gouvernement et les banques encaissent déjà énormément de commissions grâce à ce produit. Dans le cas de BNP Paribas Fortis, la banque perçoit chaque année quelque 55 millions d’euros de revenus pour assurer la gestion des fonds d’épargne-pension. Si la gestion de ces fonds représente effectivement un coût pour la banque, cette dernière conserve aussi pour elle une bonne part de ces revenus.

Le gouvernement offre un régime fiscal préférentiel à un autre type de placement, le compte d’épargne. En contrepartie ce dernier est soumis à toute une série de règles, notamment l’interdiction pour les banques de facturer des frais de clôture. Un bon principe qui, selon Test Achats, devrait s’appliquer aux fonds d’épargne-pension, largement subsidiés eux aussi.

Recommandations

  • Test Achats demande de limiter les coûts de transfert de titres en fixant des plafonds. Et ce, afin que les frais demandés aux clients ne soient pas déraisonnablement plus élevés que ceux réellement encourus par les banques.
  • L’organisation demande également la gratuité des frais lors du transfert d’un fonds d’épargne-pension d’une banque à l’autre.