News

Bientôt le boom des voitures électriques

08 mars 2019

08 mars 2019
Les voitures électriques se font pour l’instant encore rares sur nos routes. Toutefois, comme nous avons pu le constater lors du salon de l’auto de Bruxelles ainsi que sur l’actuel salon de Genève, l’offre va croissant. Elles devraient être réellement compétitives par rapport aux voitures essence et diesel à l’horizon 2025.

Lors du salon de Bruxelles, les voitures électriques ont fait l’objet d’une attention toute particulière. Sur le salon de Genève, qui ouvrait ses portes hier, il n’en ira pas autrement, car de nombreux constructeurs, parmi lesquels Audi, Volvo et Seat, y présenteront leurs nouveaux véhicules électriques ou hybrides.

Le segment aurait bien besoin d’un boost. Avec quelque dix mille voitures électriques sur les routes de Belgique et 58 modèles sur le marché, cela ne représente en effet qu’une fraction de l’ensemble du parc de véhicules et de l’offre totale.

Tout porte néanmoins à croire que les choses vont s’accélérer. 2025 devrait marquer un tournant : les voitures électriques devraient alors être plus abordables que les autres systèmes de motorisation sur toute la durée de leur cycle de vie.

Vous envisagez l’achat d’une voiture électrique ?

Dans notre dossier Quel type de moteur choisir pour votre nouvelle voiture?, découvrez un aperçu des avantages et des inconvénients de chaque type de motorisation : un moteur diesel ou essence, un moteur électrique ou hybride, un moteur du gaz ou à l’hydrogène. 

Vers le dossier

L’offre s’élargit

Actuellement, le nombre de voitures électriques sur notre marché est encore limité. Qui plus est, cette offre est répartie de manière inégale sur les différents segments. Les plugin hybrides se trouvent principalement dans les berlines, chez Lexus, Volvo et BMW par exemple. Les voitures 100 % électriques se situent principalement au niveau des petites citadines, nécessitant une plus petite batterie. La Nissan Leaf, la voiture électrique la plus vendue, fait donc exception à la règle dans le segment moyen. Au niveau des compactes, genre Ford Fiesta et Opel Corsa, il n’existe même aucune solution alternative électrique digne de ce nom.

Cette offre pourrait toutefois sensiblement augmenter au cours des prochaines années. De nombreuses marques ont en effet des modèles électriques en préparation. Nissan part du principe qu’en 2020, une voiture vendue sur cinq sera électrique. Volkswagen prévoit de lancer 80 modèles électriques à l’horizon 2025.

Durée de vie accrue pour la batterie

Il n’est pas rare d’entendre au sujet des voitures électriques que leur autonomie est insuffisante et que leur production n’est pas vraiment durable. La première allégation a été mise en lumière à maintes reprises lors de nos tests : l’autonomie de la batterie ne dépassant en pratique pas la moitié de ce que promettaient les fabricants.

Des améliorations sont pourtant aussi en vue sur ce plan. Les nouveaux modèles à venir devraient facilement pouvoir parcourir 300 kilomètres sans rechargement. Une autonomie de plusieurs jours suffisante pour la plupart des gens. En outre, des dizaines de bornes de chargement supplémentaires devraient faire leur apparition ces prochaines années dans notre pays.

La capacité de la batterie diminue au fil du temps ? C’est vrai, mais ce problème ne semble pas rédhibitoire. Après 250 000 km, vous disposeriez encore de 90 % de la capacité de chargement originelle, celle-ci tombant entre 70 et 80 % après 400 000 km.

La batterie continue naturellement à avoir une incidence sur l’environnement lors de la production. De nombreuses améliorations ont toutefois été réalisées au niveau du processus de recyclage.

Abordable (sur le marché de l’occasion)

Plus de 20 000 € pour une citadine comme la Peugeot Ion, 35 000 € pour une petite voiture moyenne comme la Nissan Leaf, 60 000 € voire plus pour les plus gros modèles : les voitures électriques sont chères, voire très chères, et leur acquisition est inabordable pour la plupart des gens, même avec les subsides des pouvoirs publics et même en tenant compte du fait que les batteries deviennent progressivement plus accessibles.

Tout compte fait, une voiture électrique ne coûte finalement pas plus qu’une voiture à essence. Vous réalisez en effet des économies sur l’entretien, les assurances et les taxes. Le carburant est moins cher, du moins si vous rechargez principalement votre véhicule à la maison ou au travail, et ne devez pas trop souvent le recharger à une borne de chargement rapide.

Les possibilités résident principalement sur le marché de l’occasion, voire parmi les véhicules de troisième main. Les voitures électriques se retrouvant sur ce marché sont moins chères à l’achat tout en présentant tous les avantages. Les voitures électriques initialement vendues comme voitures de société risquent de faire la différence. Une fois amorties, elles arrivent souvent sur le marché après seulement quelques années d’utilisation.