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Le gros mensonge des constructeurs sur la consommation réelle de leurs voitures

25 juin 2015
Le gros mensonge sur la consommation des voitures

25 juin 2015

Les chiffres des constructeurs sur la consommation et les émissions de leurs modèles sont rarement exacts. Les voitures émettent davantage de particules et les consommateurs paient plus à la pompe qu'escompté. Nous demandons l'entrée en vigueur du nouveau protocole de test européen plus réaliste.

Nos tests sur les voitures ont systématiquement démontré que la consommation réelle des voitures n’a que de lointains rapports avec les chiffres "officiels" avancés par les constructeurs. En 2013 par exemple, un test réalisé sur des petites voitures familiales avait révélé une différence de 45 % entre la consommation annoncée et la consommation réelle.

Des trucs à la pelle

Le fossé en matière de consommation s’explique par la manière dont les tests sont effectués. Alors que les mesures de Test-Achats prennent en compte des conditions d’utilisation aussi proches que possibles de la réalité (circuit urbain, itinéraire routier et autoroutier et un usage mixte), les constructeurs s’en tiennent à un test réalisé selon des normes européennes bien codifiées, le NEDC (nouveau cycle européen de conduite). Il s’agit de normes autorisant de nombreux artifices, comme le masquage d’interstices au moyen de bandes autocollantes, une surpression extrême dans les pneus l’utilisation d’huiles spéciales etc., et les constructeurs ne s’en privent pas.
Mais même avec ces trucs, les voitures se sont révélées sensiblement plus gourmandes qu’annoncé. C’est ce qu’a mis en lumière notre organisation-sœur italienne Altro Consumo au terme d’un test effectué sur deux modèles répandus, la VW Golf et la Fiat Panda. Il est donc question de tromperie sur la marchandise, et cette tromperie a un coût!



L’Allemagne tire le frein à main

L’actuel protocole de test NEDC européen accorde beaucoup trop de liberté et est obsolète. Harmonisé au niveau mondial, le nouveau test WLTC est beaucoup plus proche des conditions réelles de circulation, et ne devrait plus permettre les écarts qu’on constate aujourd’hui entre les chiffres annoncés par les constructeurs et la consommation effective des véhicules.

Hélas, différents constructeurs automobiles, principalement allemands, freinent des quatre fers pour empêcher que cette directive soit approuvée par le Parlement européen et la Commission européenne. Ils sont en cela soutenus par les politiciens allemands. Naturellement, c'est inacceptable!

Nos exigences

Nous exigeons que le nouveau test WLTC entre en vigueur le plus rapidement possible, au plus tard pour 2017. Nous demandons également qu’une autorité de contrôle européenne soit constituée pour superviser les procédures de test et les laboratoires. De même, des contrôles a posteriori, lorsque le véhicule est déjà sur le marché, devraient avoir lieu. 


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