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Des logiciels fraudeurs également chez Renault, Fiat-Chrysler et PSA Peugeot Citroën?

03 mai 2017
Dieselgate never again

03 mai 2017
Ces derniers mois, Renault et Fiat avaient déjà été citées dans l’affaire de fraude présumée aux émissions de NOx. La semaine dernière, c’était au tour de PSA Peugeot-Citroën. Nous exigeons des réponses claires de la part des trois constructeurs. Et s’il s’avère qu’un logiciel fraudeur a effectivement été utilisé, les consommateurs belges doivent être indemnisés.

Ces dernières semaines, des informations inquiétantes nous sont à nouveau parvenues au sujet de constructeurs automobiles qui auraient falsifié des valeurs d’émissions de NOx. La justice française a décidé d’ouvrir des enquêtes contre Renault, Fiat-Chrysler et PSA Peugeot Citroën. Selon la Direction générale de la répression des fraudes, les trois constructeurs ont falsifié les tests d’émissions de leurs moteurs diesel.

Des émissions réelles bien plus élevées

Renault aurait utilisé depuis plus de 25 ans des « stratégies frauduleuses » afin de maquiller les tests d’émissions pour ses moteurs diesel. Chez Fiat-Chrysler également, des logiciels fraudeurs auraient été installés. Dernier (pour le moment ?) arrivé sur cette liste : PSA Peugeot Citroën. Le parquet français a également lancé des procédures contre eux.

Nous exigeons des réponses claires 

Cela signifierait que Renault, Fiat-Chrysler et PSA Peugeot Citroën ont eux aussi trompé les consommateurs à grande échelle. C’est pourquoi nous avons adressé un courrier officiel aux trois constructeurs automobiles en leur demandant de faire rapidement toute la clarté sur ces affaires. Des questions telles que « combien de véhicules sont concernés en Belgique ? », « quels modèles sont équipés du logiciel fraudeur ?», « quels écarts entre les émissions réelles et celles certifiées ? » méritent une réponse claire. Et s’il s’avère qu’un logiciel fraudeur a été utilisé, les consommateurs belges doivent avoir droit à une indemnisation.
Dans la réponse que Renault nous a déjà fait parvenir, le constructeur nie les accusations et refuse tout commentaire sur l’enquête française en cours. Nous suivrons de près les conclusions des tribunaux français et ne manquerons pas, sur base de celles-ci, de prendre les dispositions nécessaires en Belgique.

La campagne #Dieselgate #Demandjustice se poursuit

Ces nouveaux rebondissements démontrent que notre campagne #Dieselgate #Demandjustice est indispensable et reste plus que jamais d’actualité. Nous continuerons à nous battre pour que justice soit rendue aux nombreuses victimes du scandale des émissions. Début avril, le Parlement européen a d’ailleurs rejoint notre position : tous les consommateurs concernés par ce scandale doivent être indemnisés.