News

Plus jamais de scandales comme le dieselgate !

16 février 2017
Pot d'échappement

16 février 2017
Le dieselgate démontre l'échec du système de contrôle actuel. L’Europe doit réformer fondamentalement le système de réception des véhicules et la surveillance du marché. Aux côtés d’autres organisations, nous avons remis aujourd'hui nos revendications au ministre de l’économie et des consommateurs, Kris Peeters.

L’éclatement du scandale Dieselgate a gravement porté atteinte à la confiance des consommateurs dans le secteur automobile ainsi que dans les institutions européennes. Pendant des années, des voitures qui émettent beaucoup plus de NOx que ce qui est légalement autorisé ont néanmoins reçu une approbation, ont été vendues à grande échelle et sont aujourd’hui encore en circulation. Et ce, alors que le NOx est responsable de 72.000 décès prématurés par an en Europe...

Une opportunité de réforme à saisir

S’il faut bien reconnaître un mérite au Dieselgate, c’est celui d’avoir mis en lumière les failles du système de contrôle actuel. Il est urgent de réformer fondamentalement le système d’approbation des véhicules et de la surveillance du marché. Aujourd'hui plus que jamais ! 
Cette importante question se trouve à l’agenda du Conseil européen Industrie et Marché Interne du 20 février 2017 et du Conseil européen Transports du 28 février. 
Cependant, des signes sérieux nous font penser que les États membres semblent vouloir freiner des quatre fers...

Les organisations de la société civile à la pointe du combat

C’est pourquoi nous sommes allés trouver ce jour Kris Peeters, ministre de l’économie et des consommateurs, avec le Bond Beter Leefmilieu, Inter-Environnement Wallonie, le Bral (mouvement urbain pour Bruxelles), Kom op tegen Kanker et Netwerk Duurzame Mobiliteit (la Coalition « Dieselgate»). 
Nous lui avons remis un paquet de mesures qui sont essentielles pour éviter un second dieselgate. Ces exigences ont également été transmises aux différents ministres de la Mobilité. La Belgique doit être claire envers ses collègues européens : #Dieselgate #Neveragain

Remise de nos exigences et d'un masque à gaz à Kris Peeters

Nos revendications concrètes 

Grâce à ces mesures, il est possible de mieux protéger à l’avenir les consommateurs, leur santé et l’environnement: 

  1. Davantage de contrôles plus efficaces doivent être instaurés. Ces contrôles doivent être effectués par les autorités nationales et européennes, tant avant que le véhicule n’arrive sur le marché (homologation) qu’après (surveillance du marché). Un minimum fixe par an doit être instauré, ainsi que des sanctions sévères quand des infractions sont constatées. 
  2. Nous voulons de réelles garanties d’indépendance. Aujourd'hui, les constructeurs automobiles paient les centres pour obtenir une approbation ou effectuer d’autres contrôles. Afin de garantir l’indépendance de ces derniers, il est par conséquent essentiel que tout lien financier qui existe entre les constructeurs et les centres de test soit rompu. Les constructeurs automobiles ne peuvent plus effectuer leur «shopping» entre les différents centres de test et ainsi choisir celui qui leur est le plus favorable. L’autorité nationale devra à l’avenir décider dans quel centre les tests seront effectués. 
  3. Une plus grande transparence s’impose. L’accès aux différents contrôles et homologations devrait avoir pour effet que les États membres, les constructeurs automobiles et les centres ne peuvent pas échapper à leurs responsabilités. 
  4. Enfin, les actions de rappel aussi doivent être rendues plus transparentes. Les consommateurs concernés doivent recevoir une information claire sur les mesures de réparation qui seront effectuées. La législation doit également garantir que les consommateurs ont droit à une compensation