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Bruxelles et Anvers, pas suffisamment adaptées aux vélos et trottinettes électriques

25 mars 2022

Nous avons interrogé 413 de leurs utilisateurs à Bruxelles et Anvers afin d’en savoir plus sur leurs expériences. Le constat ? Si des services comme Lime, Villo et Velo facilitent la mobilité des usagers, ils doivent encore s’améliorer s’ils veulent concurrencer l’usage de la voiture. 

Plutôt que d’être uniquement dépendants des transports en commun, certains utilisateurs troquent leur carte de métro ou leur voiture pour une trottinette ou un vélo. Si notre enquête montre que ces nouveaux services de mobilité partagée améliorent les déplacements quotidiens de leurs utilisateurs en se montrant plus flexibles et pratiques, ils posent également de nouveaux enjeux en termes d’infrastructures et de logistique.

Les villes peinent à suivre le rythme 

Si les services de mobilité partagée ne perdent pas de temps pour se développer, les villes, elles, peinent à suivre le rythme. A Bruxelles, ils ne sont que 27% à estimer que les infrastructures sont suffisamment adéquates pour les trottinettes, vélos et scooters partagés. Ainsi, parmi les utilisateurs de mobilité partagée, 61% d’Anversois et 60% de Bruxellois conduisent toujours leur voiture en moyenne 3,3 fois par semaine. De fait, les services de mobilité partagée, bien qu’intéressants, n’ont pas encore totalement remplacé l’usage de la voiture. En cause ? Des coûts jugés trop élevés pour 39% des Belges interrogés et une offre pas toujours bien répartie dans la ville selon 32% d’entre eux.

Mais Anvers reste plus adaptée pour les cyclistes que Bruxelles 

Outre sa taille et son relief qui facilitent la pratique du vélo, l’expérience même en tant que cycliste est meilleure à Anvers, selon les utilisateurs interrogés. 43% des cyclistes anversois utilisent plus de 5 fois par semaine un vélo partagé. À Bruxelles, ils ne sont que 21% dans ce cas. Un résultat qui pourrait s’expliquer par le manque d’infrastructures en matière de voies cyclables de la capitale ainsi que par une évaluation des pistes cyclables plus favorable à Anvers (6,2/10) qu’à Bruxelles (5,7/10).

De la nécessité de mettre en place des points de chute 

Les trottinettes éparpillées sur les trottoirs vous obligent parfois à slalomer entre les appareils ou à les enjamber ? Rien d’étonnant à ce que cette scène ne vous soit pas inconnue : si la trottinette électrique est le service de mobilité partagé privilégié des utilisateurs bruxellois, force est de constater que les différents fournisseurs n’ont pas – encore – prévu de point de chute où les déposer. Une requête pourtant formulée par 53% des utilisateurs bruxellois interrogés, qui pose une des limites de ces nouveaux moyens de mobilité.

Tous les prestataires ne se valent pas 

C’est notamment vrai dans le cas des trottinettes électriques. Lime est l’opérateur dont les utilisateurs sont le moins satisfaits, tant en termes de prix que de qualité des appareils. En revanche, Dott se positionne comme la meilleure offre selon les utilisateurs, et ce sur plusieurs aspects tels que l’état de charge des appareils, le prix des courses, le service client et la satisfaction générale. 

Concernant les vélos, même s’il est plus fréquent de rencontrer un problème si vous faites usage d’une plateforme de vélo bruxellois, les services offerts par Villo (à Bruxelles) et Velo (à Anvers) sont globalement satisfaisants selon les utilisateurs, avec notamment des prix moins chers que la concurrence.

Enfin, si vous utilisez ces moyens de transport, n'oubliez pas que vous restez très vulnérables dans la circulation et que se munir d'un casque est loin d'être superflu. Si vous n’en avez pas déjà un, consultez notre comparateur.  

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