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Alimentation équilibrée: l'industrie avance à (trop) petits pas

20 août 2018
lidl étiquette artisanal

20 août 2018
Le secteur alimentaire se félicite d'avoir réduit au cours de ces cinq dernières années les teneurs en sucres et en graisses saturées de nombreux produits. Selon nous, ces efforts sont les bienvenus mais ils doivent être plus significatifs.

Voici 5 ans, les fédérations de l'industrie alimentaire (Fevia) et du commerce (Comeos) se sont associées aux autorités, dont la ministre de la Santé publique Maggie De Block, afin de travailler sur une alimentation plus saine pour le consommateur. Ceci, dans le cadre de la "Convention alimentation équilibrée".

Son objectif premier était une diminution de 5% de l’apport calorique des produits.

Un plan trop peu ambitieux

En 2016 déjà, nous avions reproché à cet objectif d’être trop peu ambitieux et de n’être qu’un effet d’annonce, sans aucune concertation avec les consommateurs. En effet, une telle diminution ne peut pas avoir un grand impact sur l’obésité en Belgique. Dans la nouvelle communication de Fevia et Comeos, cette diminution de 5% n’est plus évoquée…

Selon les deux fédérations, les progrès liés à cette "Convention alimentation équilibrée" sont flagrants: diminution de la présence de sucres, communication et marketing tournés vers la promotion d’une alimentation plus saine, réduction des portions pour certains produits…

Malheureusement, même si nous encourageons ce genre d’initiative, celle-ci ne va pas assez loin.

Ce qu'il faut revoir ou améliorer

  • La qualité nutritionnelle des produits doit être améliorée via de nouvelles recettes pour les produits déjà sur le marché.
  • La communication autour du manger sain doit s’accroître avec, notamment, la suppression des promotions pour les produits transformés.
  • La seule autorégulation par les entreprises est absurde. Un organisme indépendant doit pouvoir attester de l'objectivité des résultats (voir l'exemple français de l'Oqali, l'Observatoire de la qualité de l’alimentation).
  • La proportion de produits "light" ou "zéro" a augmenté et de nouveaux produits apparaissent sur le marché, sans pour autant que ceux mauvais pour la santé disparaissent.

Dans l’attente (impatiente) du nutriscore...

Enfin, il est important de rappeler que nous soutenons fermement la mise en place d’un "nutriscore" sur les emballages afin de rendre l’information nutritionnelle la plus lisible possible pour le consommateur.

Une mesure à généraliser mais qui, pour le moment, ne semble pas la priorité de l'industrie alimentaire.

Nos outils et dossiers pour manger plus sain

Vous trouverez sur notre site plusieurs outils et dossiers sur ces questions.

Pensons par exemple à notre comparateur pâtes à tartiner noisettes.

Accédez ici au comparateur

Voyez aussi nos dossiers relatifs au nutriscore, à l'étiquettage ou à la malbouffe chez les enfants.






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