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Les prix des sodas ont bondi de 7% en un mois

08 février 2018

08 février 2018
Cette hausse des prix est liée à l'augmentation des accises sur les boissons rafraîchissantes additionnées de sucre intervenue le 1er janvier. Mais selon nous, il ne suffit pas de taxer certains produits pour lutter efficacement contre l'obésité.

Sur le seul mois de janvier, le prix moyen des sodas a progressé de 7%. Une hausse spectaculaire, conséquence de celle des accises sur les boissons rafraîchissantes additionnées de sucre.

Au 1er janvier 2018, celles-ci sont passées de 6,8 à 11,9 centimes au litre, soit une hausse de 5,1 centimes.

Des hausses répercutées en magasin

Répercutée sur les clients, cette hausse induit une augmentation des prix d'environ 2 centimes pour une canette et 8 centimes pour une bouteille de 1,5 litre.

La récente hausse des prix n'est pas une première. Le graphique ci-dessous le montre. A titre d'information, nous y faisons également figurer l'évolution du prix des eaux minérales, nettement plus linéaire.

On voit qu'en janvier 2016, l'instauration de la "taxe soda" avait eu le même effet sur les prix.

Une taxe "santé" ? A voir…

D'aucuns soulignent que cette taxe est surtout une manière pour l'Etat de renflouer ses caisses, sans qu'il y ait d'effet probant sur les habitudes d'achat des consommateurs et donc sur la santé publique. Que ces consommateurs pourraient se rabattre sur des produits moins chers ou acheter davantage ces boissons dans les pays limitrophes.

Pas vraiment l'objectif d'une taxe présentée par le gouvernement comme une taxe "santé".

Pour lutter contre l'obésité, taxer ne suffit pas

Pour notre part, nous répétons qu'une taxe sur le sucre ou la graisse ne peut être la seule arme brandie dans la lutte contre l’obésité. Les revenus d’un tel impôt doivent être utilisés pour informer le consommateur sur l’importance d’habitudes alimentaires équilibrées.

Et ce type de taxe doit aller de pair avec une diminution des prix sur la nourriture saine. Une taxe isolée, sans plan global, n’a que peu d’effets, comme le montrent les expériences dans d’autres pays.

Dans ce contexte, saluons la décision prise par la Fédération européenne des fabricants de boissons rafraîchissantes de ne plus vendre de boissons sucrées dans les écoles secondaires à partir de la fin de cette année.


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