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Pralines : résultats d'enquête et mise au point

20 décembre 2012 Archivé

20 décembre 2012 Archivé

Les résultats de notre enquête et notre mise au point suite aux réactions négatives des fabricants les plus mal classés.

Nous avons publié mardi les résultats d’une enquête sur le poids acheté et payé des pralines dans 22 magasins spécialisés et 10 supermarchés. (Voir ci-dessous)
Les fabricants les plus mal classés ayant réagi très négativement, nous tenons donc à préciser les points suivants :

  1. A aucun moment, l’enquête sur le poids n’avait pour objectif de comparer la qualité. A aucun moment, il n’a été question de comparer la qualité du chocolat dit artisanal avec le chocolat dit industriel ou celui des supermarchés. Les arguments de qualité ont été avancés par certains pour minimiser le problème du décalage entre le poids acheté et le poids payé.
  2. A aucun moment, il ne s’agissait pour les enquêteurs de demander un ballotin mais bien des pralines pour un total de 250 g.
  3. En ce qui concerne les chocolats Gerbaud, le fabricant reconnait lui-même une erreur de manipulation. C’est tout à fait possible mais malheureusement, le fabricant est responsable pour ses préposés et la qualité de leur travail. Une attention particulière doit être portée au fait que 74 g. d'emballage ont été payés au prix du chocolat (75€/kg) tel qu’affiché et comptabilisé sur le ticket de caisse de l’enquêteur de Test-Achats, pour un poids sur la balance de 245 g.. Il est d’ailleurs possible d’avoir des pralines en un autre conditionnement (petit sac plastique) de 250 g.
  4. En ce qui concerne les chocolats Marcolini, Test-Achats confirme qu’il n’existe pas de pralines préemballées d’un poids de 250 g, et d’ailleurs l’enquêteur a demandé, selon la méthodologie imposée à l’enquêteur, l’équivalent de 250 g. de pralines. Jamais la vendeuse n’a dit que ce n’était pas possible et elle a proposé à l’enquêteur une boite qui « s’apparentait » à un ballotin de 250 g. sans vouloir peser la boite malgré la demande insistante de l’enquêteur. Par ailleurs, le prix au poids ou une autre indication, par ex. sur le ticket de caisse n’est pas disponible chez ce vendeur, contrairement à tous les autres points de vente (spécialisés ou non). La boite proposée pesait 376 g. avec un total de chocolat de 198 g., ce qui fait monter le prix au kg à environ 100€. Sans remettre en cause la qualité, pour rappel, ce n’était pas l’objectif, une telle différence à ce prix-là avec la demande de l’enquêteur est interpellant.  
  5. En ce qui concerne les chocolats Leonidas, d’un réexamen du ticket de caisse, il s’avère que le point de vente concerné présente un problème de pesage qui peut avoir des conséquences fâcheuses : 252 g. ont été pesés et comptabilisés alors qu’il y avait 216 g. de chocolat dans la boite et que le tout pesait réellement 286 g. Là aussi il y a de quoi se poser des questions.

A noter que le cadre plus large de cette enquête est celui des augmentations cachées de prix dans différents secteurs dont les résultats complets seront publiés prochainement.
Plus que jamais, nous souhaitons que les consommateurs paient le « juste prix de la qualité ».

Notre news du 18 décembre

Pralines : l'équivalent de 25 millions d'euros d'air dans les ballotins

Les chocolatiers font sans conteste des affaires en or pendant les fêtes. Et pas seulement grâce aux pralines visiblement…

Combien de grammes de pralines contient un ballotin de pralines de 250 grammes ? Vous trouvez la question un peu stupide ? Détrompez-vous... Comme le révèle notre test, certains chocolatiers sont parfois loin de vous en donner pour votre argent. Rien d'étonnant en somme puisqu'ils pèsent également l'emballage, au prix des pralines bien évidemment ! Le même test effectué dans les supermarchés montre qu'il peut en être autrement.

Des pralines, de l’emballage et… du vide

Nous avons analysé 22 échantillons de pralines de différents chocolatiers et comparé le poids payé et le poids net. Comme vous pouvez le voir dans notre graphique, le poids comptabilisé par certains chocolatiers diffère sensiblement du poids du chocolat, la "palme" revenant sans conteste au magasin Laurent Gerbaud de Bruxelles avec 175 grammes de pralines seulement pour 250 grammes commandés et payés. Le reste n'est qu'emballage. Le fait de peser l'emballage avec les pralines est la principale explication des écarts que nous avons constatés. Mais vous pouvez aussi parfois en avoir moins pour votre argent parce que les ballotins standard préparés à l'avance ne sont plus pesés par la suite. Dans notre test, cela s'est toujours révélé défavorable au consommateur.

Mieux dans les supermarchés

Le contrôle de dix échantillons de ballotins, provenant de différents supermarchés, prouve que les choses peuvent être différentes. Outre un prix au kilo beaucoup plus bas que chez les chocolatiers, aucune grande surface n’y inclus le poids de l'emballage. Vous ne payez que le poids net de pralines. Mieux, sept supermarchés sur dix nous ont donné plus de chocolat que le poids net payé.

25 millions d'euros d'air et d'emballages

N'espérez pas en avoir plus que ce pour quoi vous payez chez un chocolatier. En moyenne, vous aurez environ 9 % en moins que le poids payé, soit 230 grammes de chocolat au lieu des 250 promis.
Or, 20 grammes, cela peut sembler peu, mais étendus à l'ensemble des Belges, cela fait rapidement de très nombreux kilos d'air et de carton payés au prix des pralines. Grosso modo, cela revient à quelque... 25 millions d'euros par an !

Conseils pour les amateurs de pralines

  • Hors supermarchés, parmi les autres points de vente testés, le magasin Godiva de Waterloo ne compte pas l’emballage et applique un prix net pour un poids net. Le poids comptabilisé chez L’Azteque, Bruyèrre, Darcis et Chocolat Champagne correspond presque au poids payé.
  • Prenez un sachet en plastique léger et demandez d'y peser les pralines. Vous pouvez commander la boîte séparément. Ou demandez de remettre la balance à zéro une fois que la boîte y a été déposée.
  • La boîte est préemballée ? Faites-la repeser.

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