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Etiquetage des boissons alcoolisées trop peu contraignant

19 avril 2018
Etiquetage des boissons alcoolisées

19 avril 2018
Le secteur des boissons alcoolisées a récemment introduit une nouvelle proposition relative à la manière de mentionner les quantités de calories, d’hydrates de carbone... dans un produit. Cette proposition d’étiquetage laisse toutefois fortement à désirer. L’Europe doit intervenir et mettre un frein à l’auto-régulation dans le secteur des boissons alcoolisées. 

Il y a un an, lUE avait donné 12 mois à ces industriels pour formuler une proposition d’étiquetage de la valeur nutritionnelle et des ingrédients de leurs produits. Cette proposition a récemment été dévoilée et savère à maints égards trop peu contraignante. 

Le secteur choisit lui-même linformation communiquée

Les producteurs de bière, de vin et de spiritueux pourront même choisir entre l’étiquetage en ligne et hors ligne. Or, qui peut sérieusement imaginer que, pendant quil fait ses courses, le consommateur va aller vérifier sur internet la valeur calorique dun vin donné? Et dailleurs, tout le monde na pas nécessairement un smartphone ou des données mobiles sous la main. 

Les producteurs peuvent également choisir entre la déclaration nutritionnelle complète et la seule valeur énergétique. Pour couronner le tout, le secteur souhaite donner cette information pour les spiritueux par dose, et non par 100 ml, ce qui rend fort difficile toute comparaison de ces produits entre eux. Bref, le secteur de lalcool décide lui-même de linformation présentée au consommateur. 

Besoin de règles européennes univoques

Les boissons alcoolisées continuent ainsi d’échapper aux règles obligatoires en matière d’étiquetage applicables aux autres boissons comme les sodas et les jus de fruits. C'est inacceptable. Linformation donnée par l’étiquette nous paraît la seule manière de toucher tous les consommateurs de la même manière. Conjointement avec lorganisation européenne BEUC, nous demandons une fois encore à lUE des règles claires et univoques. Il est temps de mettre un terme aux privilèges du secteur de lalcool.

 


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