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Allégations minceur

07 juin 2013
allégations minceur

07 juin 2013

L'ananas fait-il maigrir, la caféine aide-t-elle à perdre du poids... ? Produit miracle ou arnaque? Voici les allégations correctes et légales.

Les promesses santé affichées sur les emballages ne sont souvent qu'un argument de vente supplémentaire. Mieux vaut donc pouvoir séparer le bon grain de l’ivraie.

Qu’est-ce qu’une allégation ?

"Enrichi en calcium", "sans sucres ajoutés", "réduit le cholestérol"... Ces phrases qui vous attirent sont des allégations c'est-à-dire des messages affirmant, suggérant ou impliquant qu’un aliment possède des caractéristiques particulières, bénéfiques pour la santé.

Certaines d'entre elles concernent la perte de poids : "contribue à la perte de poids dans le cadre d’un régime", "aide à affiner ou préserver votre silhouette", "freine l’absorption des graisses et stimule l’élimination des lipides et des glucides".... Il s'agit de ce que nous appelons "les allégations minceur" que l'on retrouve très souvent sur les compléments alimentaires.

Approuvées ou non ?

En théorie, une allégation doit identifier le nutriment actif ainsi que son effet exact et, bien sûr, être prouvée. Evidemment, c'est loin d'être toujours le cas.

Pour éviter au consommateur de se faire berner et endiguer l'imagination fertile des fabricants pour vendre, un règlement européen sur les allégations est entré en vigueur, en 2007, dans tous les États membres. Et, depuis décembre 2012, les étiquettes et autres messages publicitaires (en ce compris l'internet, la télé, etc.) ont aussi dû s’adapter au risque d’enfreindre la loi.

L'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments, a établi une liste des allégations approuvées ou non. Après vérification, les affirmations approuvées concernent surtout certaines vitamines et minéraux et leur contribution au fonctionnement normal de l’organisme. Les emballages et publicités peuvent, par exemple, aussi mentionner l’effet de certaines fibres sur le taux de glucose et de cholestérol dans le sang ou sur le poids.

Dernièrement, l'EFSA a encore complété la liste des allégations acceptées. Si de nombreux fabricants ont introduit un dossier pour leurs produits, beaucoup sont restés sur le carreau.

Encore du pain sur la planche

Toute une série d'affirmations doit encore être examinée. Les allégations "botaniques" (effets des préparations à base de plantes dans les compléments alimentaires, par exemple) et plusieurs autres affirmations réintroduites pour être réévaluées doivent encore faire l’objet d’un (nouvel) examen.

La législation européenne est une bonne initiative, mais laisse parfois la place à trop d’interprétations. La créativité est la force des services marketing : les fabricants trouvent encore des solutions pour contourner les règles.

Un conseil donc : ne vous fiez pas aux étiquettes, trop d'allégations en attente d'être approuvées ornent encore les emballages. Ne faites confiance qu'aux allégations spécifiquement avalisées par l'EFSA.


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