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Eau de distribution : sûre, mais à des prix différents

25 janvier 2013
eau de distribution

25 janvier 2013

L’eau de distribution est non seulement de 50 à 200 fois moins chère que l’eau en bouteille, elle est aussi sûre, saine et bonne à boire. Lors de nos tests, nous n’avons décelé aucun problème de qualité. Cette pureté a un coût, supporté par le consommateur. Mais les Belges ne paient pas tous le même prix.

Les histoires de conduites d’eau qui contiennent de la cocaïne à Anvers, Bruxelles et Charleroi, ou de poissons qui se féminisent en raison d’une trop forte concentration d’œstrogènes – provenant des contraceptifs – dans les eaux de surface… Tout cela ne donne pas vraiment envie de boire de l’eau du robinet.
 
Pourtant, il n’y a pas vraiment de raison de s’inquiéter : tous les échantillons d’eau que Test-Achats a soumis à une analyse approfondie sont satisfaisants. 

Des contrôles rassurants

Dans les 40 échantillons d’eau de distribution provenant des quatre coins du pays, nous n’avons trouvé ni pesticides, ni quantités excessives de nitrates, ni traces de ce que l’on appelle les nouveaux polluants, tels que les résidus d’antibiotiques, les hormones et les résidus de médicaments.
 
Les nouveaux polluants ne font pas encore l’objet de normes légales au niveau national ou européen. Test-Achats a dès lors évalué leur présence pour autant qu’elle soit mesurable. En revanche, pour les pesticides et les nitrates, il existe des normes légales, à savoir 0,1 µg/l et 50 mg/l, respectivement.
 
Conclusion de nos analyses approfondies : le consommateur belge peut boire l’eau du robinet le cœur léger. Tous les échantillons sont satisfaisants.
 
Nous demandons néanmoins de continuer à analyser minutieusement l’eau. Par ailleurs, il serait utile de poursuivre les recherches scientifiques sur les conséquences de la présence de ces polluants dans l’eau. Nous lançons également un appel aux autorités : elles devraient définir des normes pour les nouveaux polluants dans les eaux de surface et l’eau potable. 

Les Belges inégaux devant leur facture

Notre enquête montre que les Belges paient des prix différents pour leur eau de distribution.
 
C’est le Bruxellois qui paie le moins cher. Pour une consommation annuelle de 100 m³ par an, le prix s’élève à 322,90 € dans sa région, alors qu’un Flamand paie en moyenne 371,07 € et un Wallon, 417,77 €.
 
Dans la région bruxelloise, les différences de prix entre les communes sont les plus faibles. En revanche, elles peuvent être importantes ailleurs. Entre les communes flamandes de Ranst et de Steenokkerzeel, la différence va jusqu’à 54,70 %. En Wallonie, on constate même une différence de 119,40 % entre les communes les plus chères et les moins chères.
 
La loi oblige les compagnies des eaux à répercuter sur le consommateur tous les coûts de production, de livraison, d’évacuation et d’assainissement de l’eau potable. Ces coûts varient en fonction de la source utilisée et du nombre d’opérations d’assainissement nécessaires. Tout cela explique en partie les différences de prix.
 
Du reste, cette répercussion des coûts a entraîné ces dernières années une augmentation considérable des prix. D’après l’Europe, cela devrait permettre aux compagnies de maintenir la qualité de l’eau potable.


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