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Fraude alimentaire : faut-il avoir peur ?

10 décembre 2013
fraude alimentaire

Le scandale de la viande de cheval a fait des remous jusqu'au sein du Parlement européen. Celui-ci prévoit davantage de contrôles, de meilleures communications entre les États membres et des sanctions plus lourdes. Devons-nous nous méfier de tous les aliments ? Nos enquêtes successives sont plutôt rassurantes.

Introduction

Le scandale de la viande de cheval début 2013, avec la découverte de viande de cheval dans des lasagnes prétendument au bœuf, fait encore beaucoup parler de lui. Pour preuve, le Parlement européen vient d'approuver un rapport sur la fraude alimentaire et va lancer des mesures supplémentaires.

Pour éviter que de telles situations ne se reproduisent à l'avenir, le Parlement plaide pour des contrôles inopinés, de meilleures communications entre les États membres et des sanctions plus lourdes pour les fraudeurs. Il souhaite également que la provenance de la viande figure sur l'emballage en tant qu’ingrédient. Une bonne chose car vous avez le droit de savoir ce que vous avez précisément dans votre assiette. Mais n’avons-nous pas tendance, d’un autre côté, à devenir un peu trop paranoïaques ? La fraude alimentaire est-elle vraiment partout ?

La fraude alimentaire reste une exception

Selon le rapport du Parlement européen, les dix catégories les plus susceptibles de faire l’objet d’une fraude sont l'huile d'olive, le poisson, les aliments biologiques, le lait, les céréales, le miel et le sirop d'érable, le café et le thé, les épices, le vin et certains jus de fruits. Il s'agit, dans la plupart des cas, de produits remplacés par des alternatives meilleur marché. Les enquêtes que nous avons menées ces dernières années nous permettent toutefois d'être rassurants : la fraude alimentaire reste une exception. Dans la page qui suit, vous trouverez un résumé de nos principaux résultats de tests.

Liste des ingrédients : déjà une bonne indication

Dépister les cas de fraude alimentaire en tant que consommateur n'est guère chose aisée, mais l'étiquette permet déjà souvent de se faire une idée de la vraie nature d'un aliment. Si l'étiquette de votre pesto mentionne par exemple des noix de cajou ou de l'huile de tournesol en lieu et place de pignons de pin et d'huile d'olive, ou si vos gaufres artisanales contiennent plusieurs ingrédients industriels, passez votre chemin.