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L’acrylamide peut augmenter le risque de cancer

24 juin 2015
acrylamide

24 juin 2015

Le nouveau rapport de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a confirmé ce que la recherche antérieure avait déjà révélé: l’acrylamide dans les aliments peut détériorer l'ADN et augmenter le risque de cancer. Nous préconisons des teneurs maximales légalement contraignantes.

L'acrylamide se forme lors de la cuisson (au gril, au four, au barbecue, à la rôtissoire, ...) de produits riches en amidon (pommes de terre, céréales). Cette substance est cancérogène pour les animaux, et potentiellement pour l’homme.

Des études ont mis en lumière que la substance est cancérigène chez les animaux. L'évaluation complète des risques qui est maintenant effectuée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) indique que la substance peut causer le cancer chez les humains et endommager l'ADN.

Des valeurs trop libres

La Commission européenne a fixé des valeurs pour l'acrylamide dans les aliments. Le gouvernement encourage les fabricants à s'y conformer, mais malheureusement aucune loi n’impose aux fabricants de le faire. Le résultat est que certains d'entre eux font trop peu d'efforts.

Chips, pains suédois et frites passés au crible

Nous avons étudié 46 échantillons de chips, 10 échantillons de pains grillés suédois et 9 échantillons de frites artisanales. Pour chacun d’eux, la teneur en acrylamide a été comparée à la valeur indicative fixée par la CE. Résultats : tous les petits pains étaient dans la norme et seul un échantillon de frites contenait plus d'acrylamide que la limite indicative prévue.

Pour les chips, en revanche : pas moins de 20 % des échantillons dépassaient la valeur indicative fixée pour ce produit (1 000 µg/kg) !

Faites cuire sans colorer

Les conclusions sur l'acrylamide ne signifient pas que les aliments frits doivent être complètement interdits ou que chauffer de la nourriture à haute température est inadmissible.

Nous réitérons cependant notre conseil de manger des aliments frits maximum une fois par semaine et de ne profiter qu’occasionnellement de quelques chips.

En outre, le procédé de préparation joue un rôle. Et, la règle de base:  plus l’aliment cuit en foncé, plus il est probable qu’il contienne de l'acrylamide.

Nous exigeons un cadre légal

La Commission européenne propose des valeurs maximales, mais qui ne sont pas encore contraignantes. Dans une lettre que nous soumettons cette semaine à la ministre de la Santé, Maggie De Block, nous exigeons un cadre légal fixant les valeurs maximales autorisées d'acrylamide par catégorie de produits.

Nous insistons également pour que des initiatives pour informer les consommateurs des dangers de cette substance nocive soient mises en place, et nous encourageons l’adaptation des habitudes alimentaires, des méthodes de conservation et de préparation. Nous souhaitons également que les fabricants dont les produits contiennent des niveaux excessifs d'acrylamide soient invités à ajuster leurs processus de production.



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