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Les parlementaires européens ne veulent pas d'animaux clonés dans nos assiettes

16 septembre 2015
animaux clonés

16 septembre 2015

Le Parlement européen souhaite interdire le clonage des animaux pour la production alimentaire. Deux autres propositions de loi doivent en outre contrer l'importation et la commercialisation des animaux clonés ou de leurs descendants. Nous espérons que la Commission se joindra à ce "non" catégorique.

La grande majorité du Parlement européen a voté contre la "viande clonée" mardi dernier. En Europe, les animaux ne peuvent pas être clonés à des fins de production alimentaire, et une telle viande clonée ne peut pas davantage être importée, ont-ils estimé. Le clonage animal demeure autorisé pour la recherche, la préservation d'espèces rares ou encore la production de médicaments. Ce faisant, les Parlementaires européens font écho aux préoccupations de Test-Achats, du Beuc, et se rangent à l'avis des nombreux consommateurs qui désapprouvent cette pratique.

Interdiction totale de la viande clonée

La Commission européenne approuvera-t-elle effectivement ses propositions de loi ? La question reste ouverte. La Commission adopte en outre une position moins catégorique que le Parlement, qui épargne pour l’instant les jeunes des animaux clonés. Cela n'est pas sans conséquences pour l'importation de viande clonée.
Bon nombre de nos partenaires commerciaux, dont les États-Unis, le Canada et l'Argentine, utilisent en effet la technologie du clonage pour la production de denrées alimentaires. En raison du Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement qui approche (TTIP), des produits américains, et donc de la viande de jeunes provenant d'animaux clonés, pourraient arriver directement sur le marché européen. Le Parlement européen plaide dès lors en faveur d'un système de traçabilité, permettant à tout moment de savoir de quel animal provient la viande. La Commission européenne n'est pas en faveur d'un tel système.

Un signal fort

Nous espérons que le signal fort du Parlement européen servira de tremplin pour la législation définitive, devant à présent être négociée avec la Commission européenne et les États membres de l'UE. Le “non” catégorie des Parlementaires européens fait d'ores et déjà écho à la majorité écrasante d'Européens guère tentés par la viande clonée. En effet, de plus en plus de consommateurs se soucient de thématiques telles que l'éthique et le bien-être animal, et plaident en faveur d'une agriculture moins intensive et moins industrialisée.


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