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Dossier

Médicaments et alcool

20 novembre 2013
médicaments et alcool

20 novembre 2013

La combinaison alcool-médicaments peut avoir des conséquences désagréables, c’est tout au moins ce que l’on dit. Mais qu’en est-il vraiment ? Devez-vous vraiment éviter de boire un verre lorsque vous prenez vos pilules?

Petite précision, il est question des interactions potentielles dans le cadre d’une consommation d’alcool modérée, soit maximum deux verres de vin ou de bière par jour.

Anticoagulants: peu de problèmes

Les anticoagulants empêchent la coagulation du sang et, par conséquent, la formation de caillots. Pas de problème si votre consommation d’alcool reste modérée, mais si vous buvez plus que de raison, ne fût-ce qu’une seule fois, le risque est réel. Une quantité excessive peut renforcer l’action anticoagulante, entraînant un risque accru de saignement. Les médicaments concernés sont par ex. la warfarine (Marevan), le fenprocoumon (Marcoumar) et l’acénocoumarol (Sintrom).

Pas de réaction avec les analgésiques et les anti-inflammatoires

Voltaren, Feldene, Brufen et Nurofen provoquent parfois des saignements gastriques et des ulcères de l’estomac. Le même constat s’applique à l’acide acétylsalicylique (par ex. Aspirine Bayer, Sedergine, Aspegic). Le risque d’interaction avec l’alcool reste limité, à condition de boire moins de trois verres par jour. Idem si vous prenez des analgésiques à base de paracétamol, pour autant que vous ne dépassiez pas la dose journalière maximale.

Somnolence avec les antidépresseurs

Certains antidépresseurs engendrent de la somnolence, un effet secondaire parfois renforcé par l’alcool. Les antidépresseurs tricycliques surtout sont pointés du doigt : l’amitriptyline (Redomex), l’imipramine (Tofranil), la clomipramine (Anafranil) et la nortriptyline (Nortrilen).

Des réactions avec certains médicaments contre les infections

Contrairement à une croyance très répandue, rien ne s’oppose à ce que vous buviez un verre de vin ou de bière lorsque vous prenez des antibiotiques. Il n’annule, ni influence l’effet de la plupart des antibiotiques. Combiné à des dérivés d’imidazole, des médicaments qui combattent les infections à champignons et parasitaires (par ex. Flagyl, Tiberal, Fasigyn), l’alcool peut en revanche déclencher des effets désagréables : nausées, rougeurs, sensation de chaleur, palpitations, picotements...

Effets secondaires renforcés avec les antihistaminiques et les antitussifs

Les antihistaminiques combattent les symptômes d’allergie. Certains, surtout les plus anciens, engendrent de la somnolence : la prométhazine (Phenergan), la diphenhydramine (Nustasium, R calm), l’alimémazine (Theralene). L’alcool peut accentuer cet effet. Les antihistaminiques plus récents, comme la loratadine (marque déposée Claritine), la fexofénadine (Telfast) ou la cétirizine (Zyrtec), provoquent moins d’effets secondaires. Nombre de médicaments contre la toux sèche contiennent des substances qui inhibent le réflexe de la toux (par ex. codéine, dextrométorphane). Elles peuvent elles aussi engendrer de la somnolence, dans une mesure moindre. L’alcool renforce parfois cet effet, ce qui ne pose sans doute pas de problème si vous ne devez pas prendre le volant.


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