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2018


Les médicaments biologiques sont de plus en plus souvent utilisés dans la lutte contre le cancer, les rhumatismes et autres affections. Nombre de ces médicaments sont malheureusement hors de prix (un traitement contre le cancer peut par exemple s’élever à 100.000 € par patient).

Cependant, lorsque le brevet d’un tel médicament biologique arrive à échéance, un concurrent peut introduire une version générique sur le marché. Une copie contenant la même substance active, appelée "biosilimaire".

L’arrivée d’un biosimilaire fait alors  baisser le prix d’un traitement. Cette diminution peut dépasser les 30 %, synonymes d’économies substantielles pour le système des soins de santé. Plutôt intéressant, sachant que notre assurance maladie est sérieusement sous pression en raison de ces médicaments onéreux (découvrez tous les détails dans notre dossier Médicaments abordables)!

Mais pour inciter les fabricants à commercialiser des biosimilaires, ceux-ci devraient être prescrits en suffisance par les médecins. Et ils le font encore de manière insuffisante. D’où la campagne de l’AFMPS (Agence Fédérale pour les Médicaments et les Produits de Santé) et l’INAMI (Institut national d'assurance maladie invalidité).

Pas identique, mais en bonne partie similaire!

Contrairement aux médicaments génériques "ordinaires" produits de manière chimique, les biosimilaires ne sont pas des copies conformes. A l’instar des médicaments biologiques, ils sont produits par des organismes vivants (bactéries, levures, cellules vivantes...). Il s’ensuit qu’il y a toujours une légère variation dans le produit final. 

En matière d’efficacité et de sécurité, un biosimilaire est semblable au médicament original. Le fabricant doit démontrer que les petites différences en matière d’action thérapeutique restent limitées. Et d’aucuns veillent au grain sur ce point.

Méfiance non fondée

En raison de ces petites différences structurelles, certains sont d’avis que le terme "générique" ne peut pas être utilisé. Voilà pourquoi nous parlons de "biosimilaire". Conséquence fâcheuse: peu de personnes connaissent ce terme. Et ce que l’on ne connaît pas suscite de la méfiance.

Toutefois, cette méfiance est inutile. A ce jour, aucun risque en matière de sécurité imputable au fait qu’un médicament est une copie d’un autre médicament biologique n’a pu être détecté. Pas même lorsqu’on passe d’un médicament biologique à un biosimilaire et vice-versa.

En savoir plus sur les biosimilaires?

Surfez sur www.campagnesafmsp.be, le site web de la campagne de l’AFMSP et de l’INAMI.

Dans notre magazine Test Santé, plusieurs articles ont déjà été consacrés aux biosimilaires. Consultez nos articles dans Test Santé 137 et Test Santé 146

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