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La prise d’IPP inutile dans environ la moitié des cas

05 mars 2020

Plus de deux millions de Belges prennent des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), dont l’usage n’est pas indiqué dans la moitié des cas. Soit parce que cela ne répond pas à leur problème, soit parce qu’ils les prennent plus longtemps que nécessaire. Cela coûte cher à notre sécurité sociale et leur usage prolongé n’est pas toujours sans risques.

Les inhibiteurs de la pompe à protons, ou IPP, figurent depuis de nombreuses années parmi les dix médicaments les plus vendus. D’après les chiffres les plus récents, dans 39 à 63% des cas, leur usage est inutile. De simples maux d’estomac tels que des brûlures d’estomac ou des remontées acides disparaissent généralement d’eux-mêmes. 

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Remboursement limité

Seuls quatre pays en Europe consomment plus d’IPP que la Belgique. La consommation de pantoprazole, par exemple, que l’on retrouve dans plus de la moitié des traitements aux IPP, a été multipliée par sept au cours des dix dernières années. Cette surconsommation est imputable aux médecins, mais aussi aux pharmaciens, car certains IPP sont en vente libre à faible dose dans de petits conditionnements.

En avril 2017, la Belgique a décidé de ne plus rembourser les grands conditionnements de certains IPP à hautes doses, excepté pour certaines conditions pour lesquelles l’usage à long terme d’IPP est indiqué. À la suite de cette décision, la consommation a reculé de 15 %, mais les chiffres de vente peuvent et doivent encore baisser. 

À prendre seulement si indiqué

Le nom de la substance active des IPP se termine par "prazol(e)", avec des noms de marque bien connus comme Losec, Nexiam et Pantomed. À long terme, ils peuvent avoir des effets secondaires, mais également modifier, voire perturber l’action d’autres médicaments. Si vous prenez des IPP, posez-vous donc la question (ainsi qu’à votre médecin) de savoir si vous pouvez vous en passer. 

Sachez d'ailleurs que le médicament ne vous guérira pas, il ne fera qu'apaiser vos symptômes. Dans la plupart des cas, ces maux disparaissent d’eux-mêmes. De plus, quelques adaptations à votre mode de vie peuvent soulager la plupart des problèmes d’estomac bénins, mais aussi chroniques.

Vous vous demandez quand le recours aux IPP est approprié, ou comment il est possible d’améliorer vos habitudes de vie? Vous trouverez ces informations dans une brochure que nous avons créée en collaboration avec le Service des soins de santé de l’Inami.

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