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Test-Achats bel et bien autorisé à enquêter sur les médicaments

27 février 2014
TA autorisé

27 février 2014

Notre analyse de la valeur des médicaments a fait l’objet de nombreuses critiques de la part des protagonistes concernés. Devons-nous, en tant qu’organisation de consommateurs, nous cantonner uniquement aux machines à laver et aux gsm comme certains l’estiment? La réponse est non.

Vous posez-vous des questions quant à l’efficacité et à l’innocuité de vos médicaments?

Certains groupes d’intérêt dans le secteur de la santé ont accueilli de manière particulièrement critique les résultats de notre analyse sur l’efficacité et l’innocuité des médicaments. Cette analyse a été effectuée sur une période de deux ans par une équipe de pharmaciens et de médecins de Test-Achats et a ensuite été contrôlée par des experts externes. Pourtant, selon les critiques, notre analyse allait “un pont trop loin”, et une organisation de consommateurs devrait se limiter à comparer machines à laver et gsm.

Directives pas assez suivies

A en croire certains groupements d’intérêts de prestataires de soins, il n’y a en outre aucune raison de procéder à une analyse de l’efficacité des médicaments, et le consommateur peut dormir sur ses deux oreilles. Nous avons néanmoins pu lire dans un récent rapport du Centre fédéral d'expertise des soins de santé sur la performance de notre système que nos prestataires de soins ne suivent pas assez les directives scientifiques.

Infos accesssibles à tous

Comme organisation de consommateurs, nous avons donc bien un rôle à jouer et nous l'avons rappelé dans une lettre ouverte à Laurette Onkelinx, Ministre de la Santé Publique. En classant les médicaments, à l’issue d’une étude approfondie, dans un nombre limité de catégories, le consommateur est informé de manière accessible sur la valeur des médicaments. Ces informations seraient autrement réservées aux seuls médecins et pharmaciens, via des sources telles que le Centre Belge d’Information Pharmacothérapeutique (CBIP). Suite à notre analyse, le CBPI a d’ailleurs déclaré sur son site web : “Le CBIP est aussi d’avis que certains médicaments n’ont plus de place”.

Le consommateur est aussi un patient

En notre qualité de défenseurs des intérêts des consommateurs, lesquels peuvent être aussi des patients, nous attachons beaucoup d'importance aux résultats de cette enquête. Pour la Ministre, ils ne sont pas nouveaux et nous gageons qu'elle partage nos préoccupations. Nous la prions, dès lors, avec insistance, dans notre lettre ouverte, de prendre les mesures qui s’imposent.


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