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La pétition pour des médicaments abordables remise au ministre De Block

31 août 2017
La pétition pour des médicaments abordables remise au ministre De Block

Les prix demandés par les firmes pharmaceutiques pour leurs médicaments sont devenus exorbitants. Avec d’autres organisations, nous exigeons des mesures pour enrayer cette spirale des tarifs à la hausse. Le 30 août, nous avons remis au ministre de la santé publique, Maggie De Block, les 43 000 signatures de notre pétition pour des soins de santé solidaires.

Plus précisément

Des prix impayables

  • Les prix des médicaments explosent. Ce sont surtout les médicaments contre le cancer, les maladies auto-immunes et les maladies rares qui se taillent une part croissante dans le budget. De nombreux produits similaires vont arriver sur le marché, et nous pouvons donc nous attendre à une importante demande de remboursements.

    Quelques exemples: Sovaldi: un médicament pour le traitement de l’hépatite C, pour lequel la firme Gilead a demandé plus de 52000€ pour un traitement de trois mois.
  • Soliris: ce médicament de la firme Alexion pour le traitement d’une affection rare des reins a coûté en 2011 près de 9,2 millions d’euros à notre sécurité sociale pour le traitement de 25 patients.

  • Opdivo et Keytruda: le prix demandé par la firme pharmaceutique Bristol-Myers Squibb pour traiter un patient à l’Opdivo pour un cancer avancé de la peau revient en moyenne à plus de 57000€ pour six mois. Certains patients doivent être traités pendant un an ou plus, avec à la clé une facture de plus de 100000€. Le prix demandé par MSD pour le Keytruda, un produit similaire, s’élève à près de 90000€ pour la durée moyenne du traitement.

Trop peu de valeur ajoutée et d’innovation

  • Quantité de nouveaux médicaments n’offrent aucune valeur ajoutée par rapport aux produits existants: d’après une analyse de la revue indépendante Prescrire, seuls 2% des médicaments lancés sur le marché français entre 2000 et 2013 ont engendré une réelle avancée, et 7% seulement ont apporté une valeur ajoutée par rapport aux produits existants. Ces nouveaux médicaments vont toujours de pair avec des risques accrus, puisque le profil de sécurité de ces produits n’a pas encore été entièrement évalué.

  • En matière de traitement contre le cancer, bien que les firmes aient mis au point quelques produits révolutionnaires, l’avantage que présentent de nombreux médicaments reste assez maigre. Selon une étude récente, les 71 médicaments approuvés par la FDA – la Food and Drug Administration, l’agence responsable des médicaments aux États-Unis – entre 2002 et 2014 pour le traitement de ce qu’on appelle les tumeurs malignes solides (cancer dans les organes comme les poumons, les intestins, etc.) ont prolongé la vie des patients de 2,1 mois seulement.

  • Dans la même étude, les chercheurs arrivent à la conclusion que les firmes pharmaceutiques se concentrent très souvent sur le même objectif dans le développement de leurs produits pour traiter le cancer : 74% (124) des produits en développement de 9 firmes pharmaceutiques possèdent un mécanisme d’action très similaire à celui de produits existants ou d’autres produits en développement. Une telle multiplication d’efforts de recherche est un gaspillage de moyens.


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