L'alimentation et la santé sous la loupe de logo TA
Comment nous testons

Comment nous testons les shampoings réparateurs

25 mars 2019

25 mars 2019
Nous avons comparé 14 shampoings "réparateurs" avec 2 shampoings ordinaires. Résultat : l’allégation "repair" sur l’étiquette n’apporte aucune valeur ajoutée. Les shampoings ordinaires nettoient et soignent tout aussi bien les cheveux. Et un prix plus élevé ne garantit pas plus d’efficacité. 

L’étude comprenait plusieurs volets : une analyse de l’étiquette, un test de lavage en laboratoire, ainsi qu’un test par des experts et des utilisatrices. Nous nous sommes également penchés sur les ingrédients et avons évalué leur incidence sur l’environnement. Dans notre comparateur de shampoings, découvrez les shampoings qui ont le plus séduit nos experts capillaires et nos testeurs à domicile, et combien vous pouvez épargner en sélectionnant notre MaîtreAchat.

 Vers les résultats

Étiquette

Quand l’emballage du shampoing annonce une action réparatrice, cela lui vaut un mauvais score pour l’étiquetage. Nous allons dès lors demander aux fabricants concernés de retirer de leurs emballages ces allégations trompeuses.

Par ailleurs, nous avons examiné l’étiquette concernant :

  • Le fabricant et ses coordonnées (obligation légale) ;
  • La date limite de conservation ou PAO (period after opening) ;
  • (Lisibilité de) la liste d’ingrédients ;
  • Allégations sans fondement ou trompeuses comme "sans parabènes", "testé dermatologiquement" et "testé cliniquement".
  • Informations dans les deux langues nationales.

Ingrédients

Nous avons également contrôlé la présence d’ingrédients suspects ou dangereux sur l’étiquette. Dans un premier temps, nous nous sommes intéressés aux substances susceptibles d’entraîner une allergie. Nous avons prêté une attention particulière au butylphenyl methylpropional (BMHCA), une substance potentiellement irritante pour la peau. Le comité scientifique qui conseille la Commission européenne juge cette substance peu sûre dans les cosmétiques. Au vu des incertitudes quant à ses effets précis, l’Europe la tolère néanmoins provisoirement. De notre côté, nous préférerions bien entendu voir disparaître totalement le BMHCA et avons dès lors attribué un score moins élevé à plusieurs produits. Nous n’avons trouvé trace de perturbateurs endocriniens dans aucun shampoing.

Respect de l’environnement

Les produits contenant des ingrédients nocifs pour l’environnement, ainsi que les emballages entraînant trop de gaspillage et dans lesquels il reste trop de résidus de produit sont pénalisés dans ce tableau d’un point de vue écologique.

Test de lavage en labo

En laboratoire, nous avons d’abord testé l’ensemble des produits sur des échantillons de vrais cheveux. Non sans avoir au préalable déterminé la couleur originelle des échantillons. Ensuite, nous avons "coloré" les cheveux avec des pigments noirs et rouges pour reproduire impuretés et sébum. Tout comme notre sébum (lubrifiant naturel de la peau), ces pigments ne sont pas hydrosolubles. Seul un shampoing peut donc être en mesure ou non de les éliminer. L’eau seule ne permet pas de laver le cheveu de ses impuretés ou du sébum.
Test de pigments noirs
Les cheveux ont ensuite été lavés pendant deux minutes avec les différents shampoings. Nous avons vérifié si ces pigments étaient éliminés après le lavage.

Tests par des utilisatrices et des experts

Les shampoings ont également été testés en conditions réelles. Deux experts capillaires ont lavé les cheveux de 25 volontaires avec 16 shampoings de notre test. Toutes ces femmes avaient des cheveux abîmés (colorés, décolorés ou permanentés) à longueur d’épaule ou plus longs. Durant le lavage ou le séchage, les experts étaient attentifs aux propriétés lavantes et à l’effet curatif sur le cheveu.

Propriétés lavantes

  • Avec quelle facilité le produit sort-il de la bouteille ;
  • La consistance et la texture du shampoing ;
  • La facilité avec laquelle le shampoing se répartit sur le cheveu ;
  • Le développement de la mousse ;
  • La facilité de rinçage ;
  • Effet curateur sur le cheveu ;
  • Facilité de démêlage des cheveux humides et secs ;
  • Toucher des cheveux humides et secs ;
  • Brillance (après séchage) ;
  • Elasticité (après séchage) ;
  • Electricité statique (après séchage) ;

Enfin, 30 autres consommatrices ont été invitées à utiliser les shampoings chez elles à trois reprises pendant une semaine et à donner leur appréciation sur la base des mêmes critères. La quantité de mousse est apparue comme un critère d’utilisation important alors qu’en réalité, ce n’est pas lié à la qualité du shampoing. Plus le cheveu est sale, moins le shampoing va mousser.
L’ensemble de ces facteurs entraîne un score final sur 100.