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"Approved by Tomorrow" : la course vers un vaccin à prix abordable

11 août 2020
Approved by tomorrow : la course vers un vaccin abordable

Comment avancer à l’ère du post-corona ? Avons-nous entamé la recherche d’un vaccin ou d’un médicament trop tardivement ? Et au fait, combien coûtera un tel vaccin ? Nous souhaitons discuter avec vous tout au long de l’été via notre campagne « Approved by Tomorrow ». Cette semaine, nous nous focalisons sur la santé.

Sous l’intitulé « Approved by Tomorrow », nous voulons faire entendre votre voix sur des thèmes d’actualité. Tout au long de l’été, nous abordons, semaine après semaine, des pistes de réflexion sur la santé, la mobilité, l’alimentation, la fiscalité... Cette semaine, nous nous penchons sur le développement d’un vaccin et/ou d’un médicament dans la lutte contre la COVID-19. 

Pas une crise inattendue

Si le grand public a été particulièrement déstabilisé par l’apparition du coronavirus, de nombreux scientifiques furent moins étonnés. Pour eux, la question n’était pas de savoir si une telle épidémie allait se déclencher, mais quand. En 2003, un autre coronavirus (SARS-CoV) avait en effet déjà occasionné des problèmes respiratoires graves. Le virus s’est propagé comme une traînée de poudre depuis la Chine vers plus de 30 pays sur cinq continents. Dix ans plus tard, un coronavirus apparenté (MERS-CoV), originaire du Moyen-Orient, a suscité des flambées de problèmes respiratoires graves dans 27 pays.

L’Organisation Mondiale de la Santé a placé tant le SARS que le MERS sur sa liste des pathogènes devant faire l’objet de recherches en priorité. Il n’existe en effet de vaccin ou médicament à l’efficacité et la sécurité attestées pour aucun des deux. Ils figuraient pourtant parmi les candidats les plus probables pour des épidémies graves dans un proche avenir. Le SARS-CoV2 a finalement frappé en décembre 2019.

L’industrie pharmaceutique n’a pas bougé le petit doigt

Les recherches d’un médicament et d’un vaccin contre ce virus auraient donc pu être bien plus avancées. Il n’est même pas impensable que si le secteur pharmaceutique s’y était intéressé après la précédente épidémie, nous disposerions aujourd’hui d’un vaccin ou d’un médicament.

Où le bât a-t-il blessé, et blesse-t-il encore ? La majeure partie des entreprises pharmaceutiques préfère clairement opter pour le développement de médicaments dans des domaines où ils peuvent facturer des prix exorbitants comme le cancer et les maladies rares. Investir dans un produit dont on ignore quand et combien d’argent il rapportera, est un risque que de nombreuses entreprises pharmaceutiques ne souhaitent pas courir. Une épidémie potentielle n’alimente en effet pas le tiroir-caisse. Non seulement on ne sait jamais à l’avance quel virus déclenchera une épidémie, pas plus que son type ni l’endroit et la date du déclenchement, mais ils frappent généralement dans des pays disposant de moins de moyens, et donc moins de potentiel de gains. Une considération qui a entre-temps déjà coûté de nombreuses vies humaines...

Quel en sera le coût ?

Depuis, les recherches d’un vaccin et d’un médicament battent son plein. Et des sommes considérables tirées des deniers publics y ont été investies. Cela, sans que des garanties suffisantes n’aient été prises concernant la fixation du prix qui s’en suivra.

Au début de la crise du coronavirus, certaines firmes ont rejeté la question de la fixation du prix comme étant non pertinente à l’époque. Cette question l’était pourtant. Très pertinente même. Et nous ne devons pas concrétiser cela plus tard, mais dès maintenant. Nous avons eu trop de mauvaises expériences par le passé, lors desquelles les découvertes et investissements des universités et des organismes publics ont débouché sur des prix démesurés et des bénéfices plantureux pour les firmes pharmaceutiques.

Certaines entreprises ont déjà signalé leur volonté d’uniquement rentrer dans leurs frais. Nous ne pouvons que nous en réjouir. Toutefois, nous ne pouvons contrôler cette promesse louable que si les entreprises pharmaceutiques communiquent de manière transparente au sujet de leurs coûts réels. Ce qui n’est toujours pas le cas à ce jour...

Qu’en pensez-vous ?  Quelles conditions doivent être imposées aux entreprises pharmaceutiques lorsqu’elles commercialisent un médicament ou un vaccin développé en partie avec des fonds publics ? Quel serait, selon vous, un tarif correct pour un vaccin contre la COVID-19 ? Que pensez-vous que les entreprises pharmaceutiques demanderont ? Comment pouvons-nous éviter à l’avenir qu’un vaccin n’arrive trop tard sur le marché ?

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