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Consultations chez les spécialistes : parfois moins chères, parfois plus chères

09 janvier 2015
Spécialistes 2

09 janvier 2015

Désormais, pour une visite chez un spécialiste qui applique les tarifs officiels, vous aurez à débourser 12 € de votre poche. C’est parfois moins, parfois plus qu’auparavant. De la sorte, ce sont les pouvoirs publics qui réalisent des économies… et le patient qui en fait les frais.

Pour l’ensemble des prestataires de soins, sachez ce que vous aurez vous-même à payer et ce que vous recevrez en remboursement de votre mutuelle :

Plus simple

Auparavant, pour une visite chez un spécialiste, vous deviez débourser entre 8 et 15,50 € de votre poche ("le ticket modérateur), en fonction de la spécialisation. Désormais, un tarif unique est d’application : 12 € (3 € pour qui bénéficie de "l’intervention majorée"), du moins pour un médecin "conventionné", qui respecte donc les tarifs officiels. 
Cette simplification est une bonne chose. Le système était devenu bien trop complexe et manquait de logique. Le fait qu’une consultation chez un cancérologue par exemple coûtait nettement plus chez que chez un oculiste ne se justifiait en aucune façon.

Parfois moins cher, parfois plus cher

Comme vous pouvez le constater à la lumière du tableau ci-dessous, vous paierez désormais plus pour un spécialiste et moins pour un autre. 
Cette nouvelle réglementation est une bonne chose pour qui consulte un psychiatre ou un cancérologue par exemple. Mais si vous avez besoin d’un oculiste ou d’un gynécologue par exemple, il vous faudra débourser près de 4 € de plus. En outre, plus de la moitié de ces spécialistes ne sont pas conventionnés, de sorte que les suppléments sont très fréquents.


Les pouvoirs publics économisent, le patient en fait les frais

D’une manière générale, les spécialistes nous coûteront plus cher au cours de cette nouvelle année. Selon les estimations, quelque 33 millions de ce qui était auparavant à charge de l’INAMI seront répercutés sur le patient. Si l’un n’en ressentira que peu les effets (ou en tirera même un léger avantage), l’autre le sentira davantage passer. Qui ne peut prétendre à l’intervention majorée surtout sera le dindon de la farce, de même que celui qui payait déjà un ticket modérateur élevé et certaines personnes âgées. 

Inadapté

L’essence même du "ticket modérateur" consiste à freiner la consommation dans les soins de santé, par crainte d’une surconsommation et d’un gaspillage. Toutefois, des soins trop onéreux ont un effet inhibiteur prononcé et entraînent une sous-consommation. Dans notre pays, c’est déjà un problème grandissant : de plus en plus de familles doivent déjà reporter certains soins de santé pour des raisons financières. La quote-part que le patient doit payer de sa propre poche est l’une des plus élevées en Europe. Il est dès lors irresponsable qu’une partie supplémentaire de la facture soit encore répercutée sur le patient.


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