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Nécessité d'une réforme approfondie du financement hospitalier

05 février 2015
nécessité réforme

05 février 2015

Parce qu'ils ne peuvent dès lors pas facturer de supplément d'honoraires, certains médecins refusent de soigner des patients qui n'optent pas pour une chambre particulière. C'est se moquer du droit de tout un chacun aux soins de santé et un argument de plus pour modifier notre mode de financement des soins.

Les chambres particulières à l'hôpital peuvent vous exposer à des suppléments d'honoraires exorbitants. Mais il apparaît que certains médecins refuseront de vous de soigner si vous préférez une chambre commune... et ce parce que rien ne va plus avec le financement de nos soins de santé.

Non aux suppléments d'honoraires !

Cela fait des années que nous plaidons pour la suppression des suppléments d'honoraires. Que le patient paie pour le confort représenté par une chambre individuelle, passe encore. Mais que le choix d'une telle chambre débouche parfois sur une facture de soins jusque quatre fois plus élevée, la coupe est pleine ! Les soins médicaux se doivent, en outre, d'être les mêmes, que vous occupiez une chambre individuelle, de deux ou même de quatre lits.

Notre modèle de financement est défectueux

Les médecins doivent céder à l'hôpital une partie des suppléments qu'ils facturent, ces moyens supplémentaires permettant de combler le manque de financement des pouvoirs publics. Cela engendre malheureusement bien des problèmes : la désertion de certains médecins vers des pratiques et hôpitaux privés, des suppléments encore plus élevés pour le patient et même une médecine de classes. C'est une des nombreuses raisons pour lesquelles nous devons organiser et financer nos soins autrement. 

Fausses priorités 

Pour asseoir le financement des soins sur des bases saines, ce sont les besoins de la population qui doivent être prioritairement pris en considération, étayés par des argumentations scientifiques, en toute transparence.

C'est loin d'être le cas pour l'instant. Actuellement, ce sont principalement les intérêts des "prestataires de soins" comme les médecins et hôpitaux qui ont la part belle. 
Les représentants des médecins négocient les tarifs depuis 50 ans avec les mutualités et les disciplines comportant des prestations techniques reçoivent à cette occasion la priorité absolue. Un radiologue ou un biologiste clinique gagne ainsi près de deux fois plus qu'un pédiatre ou un médecin gériatre...

Le temps d'une politique efficace est venu

Tout le monde a conscience que rien ne va plus mais aucune mesure efficace n'a encore été prise. Nous espérons que ce gouvernement se montrera plus courageux et optera pour une réforme drastique. 


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