Dossier

Vos données médicales en ligne

25 juillet 2017
e-health dossier médical

25 juillet 2017
Avez-vous déjà autorisé le partage en ligne de vos données médicales avec les médecins et pharmaciens ? Et si oui, qu’est-ce que cela veut dire ? Les questions concernant le partage électronique des données médicales sont légion. Nous vous présentons toutes les réponses dans ce dossier. 

Plus d’un Belge sur deux a déjà donné son consentement pour le partage de ses données médicales entre les prestataires de soins via une plate-forme électronique sécurisée. Une bonne nouvelle. Car ce partage favorise une meilleure collaboration entre les différents prestataires de soins (par exemple le généraliste, le pharmacien...). Un tel dossier peut apporter une réelle plus-value, surtout dans les cas d’urgence, lorsque vous devez par exemple faire appel à un médecin de garde que vous ne connaissez pas. Le médecin peut ainsi mieux comprendre votre contexte médical et éviter, par exemple, de vous administrer un médicament auquel vous êtes allergique.

Donner l’autorisation = partager avec de nombreuses parties

Lorsque vous donnez votre autorisation, vous rendez vos données médicales accessibles à tout prestataire de soins qui vous traite dans notre pays et qui fait partie d’un système d’échange. Il peut s’agit d’un pharmacien, de votre généraliste, d’un spécialiste à l’hôpital, d’un infirmier à domicile... Mais ce n’est pas tout. Votre consentement vaut également pour les prestataires de soins qui s’affilieront dans le futur à un tel système d’échange, comme les kinésithérapeutes et les dentistes.

Mais la manière de donner son consentement en ligne n’est manifestement pas encore bien connue. À peine 1% de tous les enregistrements dans nos pays a été effectué en ligne par le patient. La grande majorité des autorisations (96,4%) a été enregistrée par les hôpitaux et les généralistes. Une enquête que nous avons réalisée parmi 1086 Belges soulève toutefois la question de savoir si ceux-ci ont donné cette autorisation en toute connaissance de cause. 37% nous ont dit avoir donné leur consentement. Tout aussi important : pratiquement autant de personnes (36%) ont dit ne pas savoir si elles avaient dit "oui" à l’échange en ligne de leurs données médicales. Et nous pensons que cette méconnaissance est encore plus importante : 83% des personnes ayant dit partager leurs données n’ont jamais été voir les informations publiées les concernant. Dans ce dossier, nous vous donnons quelques conseils pour mieux protéger et gérer vos données en ligne.


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