Dossier

L'alcool, bon pour la santé?

10 avril 2017
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10 avril 2017
Les méfaits de l’alcool sont connus : dépendance, maladies du foie, du pancréas, du système digestif,… Mais depuis quelques années, des études mettent aussi en évidence les effets bénéfiques de l’alcool sur la santé. Comment faire la part des choses?

Vous aimez boire, juste un peu, en pensant être raisonnable ? Mauvaise nouvelle: une consommation "sûre" et "saine", ça n’existe pas. "Un petit verre" implique toujours un risque pour votre santé, quel que soit le type de boisson alcoolisée (vin, bière, spiritueux…).
Depuis plusieurs années, on nous serine en effet que la consommation régulière de vin rouge aurait un effet bénéfique avéré sur la santé. En réalité, les éventuels bienfaits sont extrêmement complexes à déterminer. Démêlons le vrai du faux pour quelques mythes plus ou moins bien ancrés...

> La bière protège des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Selon des études, encore au stade préliminaire, une substance contenue dans le houblon pourrait ralentir la progression de ces maladies. Mais le lien direct entre la bière et la neurodégénérescence n’a pas été testé. Il s’agit donc d’une hypothèse qui nécessite plus de recherches.

> Le vin est un antioxydant. Le vin rouge protège de l’oxydation en augmentant la capacité antioxydante du plasma. Cet effet bénéfique serait dû à l’action combinée des polyphénols et de l’alcool présents dans le vin. Chez les personnes en bonne santé, la consommation régulière de quantités modérées de vin, surtout ceux riches en polyphénols, pourrait ainsi protéger l’organisme face à certains problèmes de santé chroniques. Mais l’importance du rôle de l’alcool n’est pas certaine. Et ces effets positifs disparaissent lorsque la consommation est chronique et importante.

Le vin rouge est bon pour le cœur. Des études réalisées suggèrent qu’une consommation modérée (1 à 2 verres par jour) est associée à une diminution de la mortalité due à un problème cardiovasculaire et à la diminution du risque de maladies cardiaques. Il faut préciser que ceci est davantage valable pour les personnes plus âgées, moins pour les plus jeunes. Ce qui est a priori logique vu que, par nature, plus on avance en âge, plus grand est le risque d’avoir des problèmes cardiovasculaires. Par ailleurs, une consommation élevée est associée à un risque cardiovasculaire accru.

> Boire du vin rouge aide à combattre l’obésité. D’après certaines études, la consommation d’alcool aurait, chez les femmes, un effet sur l’hormone régulatrice de l’appétit. Et les pépins de raisins retarderaient la consommation d’énergie dans l’organisme. C’est oublier l’impact de l’absorption des calories "cachées" contenues dans l’alcool, sans aucune valeur nutritionnelle.

> L’alcool diminuerait l’incidence du diabète de type 2. Des études épidémiologiques ont montré que la consommation régulière et modérée d'alcool serait associée à un risque réduit d’environ 30% du diabète de type 2. D’un autre côté, les personnes diabétiques doivent rester prudentes car l'alcool augmente la glycémie et fournit un supplément de calories.

D’autres études encore se sont intéressées aux effets potentiellement bénéfiques de l’alcool sur des pathologies telles que la dépression, l’ostéoporose, l’ulcère à l’estomac, etc. Avec, pour la plupart, des résultats controversés, faute de données disponibles suffisantes, de preuves tangibles ou de relation de causalité clairement établie.


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