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Une piqûre de rappel est-elle encore utile ?

14 janvier 2022
flacon vaccin COVID-19

Bon nombre de Belges ont déjà reçu leur troisième dose contre le coronavirus. Mais une telle piqûre de rappel est-elle encore utile maintenant que le variant omicron est également dominant dans notre pays ? En effet, les vaccins actuels sont moins efficaces en cas d’infection par ce nouveau variant... 

Avant la quatrième vague, le principal objectif des vaccins était de protéger contre les formes graves de la COVID-19. Le nombre élevé d'infections oblige toutefois le gouvernement à également prévenir la contamination et la transmission du virus. En général, les gens ne tombent pas aussi souvent malades, mais les absences pour cause de maladie ou de quarantaine au cours des derniers mois ont été particulièrement nombreuses. Les classes et les écoles ont été fermées, les transports publics ont dû supprimer certains services ... 

Une meilleure protection contre la contamination...

Comme le variant omicron a considérablement changé par rapport au virus original, les vaccins actuels sont moins efficaces contre l'infection par ce nouveau variant. Une piqûre de rappel, cependant, peut renforcer cette protection pendant un certain temps. C'est ce que montre, par exemple, une étude réalisée au Royaume-Uni (PDF, 491 KB). La protection contre l'infection par omicron a diminué après la deuxième injection d'un vaccin à ARNm, passant de 65-70 % après deux à quatre semaines à environ 10 % après 20-24 semaines. Une injection supplémentaire a porté la protection à environ 65-75 % deux à quatre semaines plus tard. On ne sait cependant pas encore combien de temps cette protection va durer.

... et la transmission

La bonne nouvelle est que les personnes qui ont bénéficié d'une telle piqûre de rappel et qui sont infectées semblent avoir moins de chances de transmettre le virus aux membres de leur famille. Les résultats préliminaires d'une étude danoise estiment qu'une troisième dose réduit ce risque d'environ 30 %. Mais la durée de cette protection doit également être étudiée de manière plus détaillée. 

Moins vite hospitalisé

Les vaccins actuels offrent également une bonne protection contre les formes graves de la COVID-19, même après une infection par le variant omicron. C'est ce que montrent les chiffres de Sciensano pour la période du 20 décembre 2021 au 2 janvier 2022, au cours de laquelle le variant omicron a représenté 61% des infections. Les personnes de plus de 65 ans sont les plus exposées au risque d'hospitalisation. S'ils sont entièrement vaccinés, ce risque diminue de 41 % par rapport aux personnes non vaccinées. Une injection supplémentaire réduit encore le risque de 85 % par rapport aux personnes entièrement vaccinées. Chez les plus de 65 ans, ce vaccin supplémentaire est donc particulièrement important pour réduire leur risque d'hospitalisation. Dans le cas des 18 à 64 ans, le risque d'hospitalisation est en revanche beaucoup plus faible. Un vaccin supplémentaire réduira donc ce risque de manière moins spectaculaire, mais sera particulièrement importante pour réduire le risque d'infection : ceux qui ont reçu une injection supplémentaire ont 60 % de chances en moins d'être infectés que ceux qui ont été entièrement vaccinés.

 

Source : Sciensano

La vaccination de base reste une priorité

Si le variant omicron a renforcé l'importance d'une vaccination supplémentaire pour tous, nous ne devons pas perdre de vue l'importance d'augmenter la couverture vaccinale de base. Environ la moitié des hospitalisations et des admissions en unités de soins intensifs dans notre pays est imputable à des personnes non vaccinées, bien que ce groupe ne représente que 15 % de la population adulte. En d'autres termes, convaincre les personnes non vaccinées reste la meilleure mesure dans la lutte contre les formes graves de la COVID-19.
 
Apprenez-en plus sur l'utilité et l'efficacité de cette troisième injection dans notre dossier complet.

CONSULTEZ NOTRE DOSSIER SUR LA 3EME INJECTION