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Antibiorésistance: le Parlement européen prend une bonne décision

11 mars 2016
antibioticorésistance

11 mars 2016

Le Parlement européen a approuvé hier un rapport renforçant des mesures relatives à l’usage des antibiotiques destinés aux animaux. Un signal clair qui va dans la bonne direction pour lutter contre le fléau de l’antibiorésistance. Une première victoire pour la santé des consommateurs.

L’antibiorésistance est l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale. En cause, la mauvaise utilisation des antibiotiques et leur usage excessif. Or, à lui seul, le secteur de l’élevage industriel engloutit la moitié de la production mondiale souvent à mauvais escient: pour accélérer la croissance des animaux (hors Europe où c’est désormais interdit) et pour les protéger des maladies, bien plus que pour les soigner. 

Avec le BEUC, la coupole européenne des organisations de consommateurs, nous dénonçons ceci depuis des années, et récemment encore avec la campagne ‘Antibiotics off the menu’. Et hier, nous avons remporté une manche importante. 

Nos revendications entendues

Un rapport visant à renforcer les mesures relatives à l’usage des antibiotiques pour les animaux était soumis hier au vote du Parlement européen. Nous avions demandé aux parlementaires européens d’interdire leur usage préventif, largement répandu aujourd’hui, pour les animaux. En effet, le recours aux antibiotiques ne devraient être réservés qu’aux animaux effectivement malades. Et encore convient-il d’en restreindre un maximum l’usage, comme pour l’homme. 

Bonne nouvelle: le Parlement européen a approuvé ce rapport saisissant ainsi cette chance unique d’intensifier la lutte contre l’antibiorésistance. Prochaine étape?  Les négociations avec le Conseil que nous allons suivre en ne lâchant pas la pression. 

Agir contre une menace grave

L’augmentation de la résistance aux antibiotiques prend de dangereuses proportions partout dans le monde. Dans la seule Union européenne, on estime que les bactéries pharmacorésistantes sont responsables chaque année de 25 000 décès.  Si rien ne change, nous allons tout droit vers une époque où de banales infections et de petites blessures peuvent à nouveau devenir mortelles. Bien que la préoccupation à l’égard d’un usage excessif des antibiotiques ait été exprimée partout dans le monde, on estime que l’usage d’antibiotiques dans la production de viande va encore augmenter de 63.200 tonnes en 2010 à 105.600 tonnes en 2030. Il est urgent d’agir! 



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