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Cancer du sein et du col de l'utérus: encore trop de surdépistage

27 octobre 2017
cancer du sein

27 octobre 2017
Mammographies et frottis permettent de dépister nombre de cancers. Mais certaines femmes multiplient ces examens au-delà des recommandations des autorités. C'est sans intérêt, voire dangereux.

En Belgique, les autorités recommandent aux femmes âgées de 50 à 69 ans de procéder à un dépistage du cancer du sein tous les deux ans.

Certaines ne le font malheureusement pas, notamment parmi les populations les moins favorisées ou d'origine étrangère. D'autres par contre en font trop et se soumettent à des mammographies supplémentaires. Rien qu'en Flandre, on estime qu'elles étaient plus de 10 000 dans ce cas l'an dernier.

Risque… minime

Au-delà du coût, il y a le risque, très limité heureusement, de développer un cancer. "Lors d'un test, la femme est exposée à des rayons X", indique l'un de nos spécialistes. "Le risque de développer un cancer à cause de mammographies inutilement fréquentes et/ou trop précoces est faible mais néanmoins réel."

Rappelons en outre que lors d'un Mammotest, les clichés sont lus par deux radiologues de façon indépendante, ce qui n'est pas le cas des mammographies supplémentaires. Précisons enfin qu'il est des femmes pour lesquelles un examen annuel peut parfois être recommandé, notamment celles chez qui l'on suspecte un risque héréditaire.

Frottis annuels le plus souvent sans intérêt

Cette problématique du surdépistage vaut également pour le cancer du col de l'utérus. Pour les 25-64 ans, il est recommandé d'effectuer un frottis tous les trois ans. Or, un grand nombre de femmes subissent un frottis annuel.

A moins qu'on leur ait découvert quelque chose par le passé, ces frottis supplémentaires sans motif médical n'ont pas d'intérêt. Notamment parce que les lésions précancéreuses pouvant évoluer vers un cancer du col de l'utérus se développent très lentement.


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