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Dépistage ? Seulement si c’est utile !

25 septembre 2014
Dépistage ? Seulement si c’est utile !

25 septembre 2014

Notre enquête le montre : les Belges ne sont pas suffisamment bien informés des limites, des inconvénients et des risques des tests de dépistage. Ils ont tendance à en faire un peu à tort et à travers, au lieu de privilégier la prévention grâce à une alimentation saine et une activité physique régulière.

Le cancer vous fait peur et, pour vous rassurer, vous êtes tenté par un test de dépistage, même si vous n’avez aucun symptôme particulier. Consultez nos dossiers internet :
Quelles sont les habitudes et opinions des Belges en matière de dépistages médicaux ? Voilà la question centrale de notre questionnaire détaillé, envoyé au début de l’année 2014. Nous avons reçu et analysé près de 1 000  réponses représentatives (selon le sexe, l’âge, la région et le niveau d’instruction) de la population belge de 25 à 69 ans.

Précisons d’emblée que, par dépistage, nous entendons tous les examens et tests médicaux ayant pour but de détecter l’une ou l’autre maladie alors que l’individu ne souffre d’aucun symptôme particulier et n’a pas d’antécédents familiaux spécifiques susceptibles de justifier un test.

Surconsommation médicale

Nous avons constaté qu’au cours de leur vie, un peu plus de la moitié des Belges ont un comportement inadéquat en matière de dépistage. Souvent en effet, ils passent un examen médical qui n’est pas nécessaire, à tel point que l’on peut parler d’une certaine surconsommation médicale. Ou alors, à l’inverse, ils ne font pas un test de dépistage conseillé par les autorités de santé publique. 

Un constat nous a particulièrement interpellés : les Belges semblent plus enclins à faire contrôler leur état de santé de façon plus ou moins régulière qu’à prendre les bonnes mesures préventives connues de tous, comme manger sainement et pratiquer une activité physique régulière.

Manque d’information !

Celles et ceux qui ont effectué un dépistage regrettent souvent de ne pas avoir été informés par leur médecin traitant (oralement ou par écrit) de certains aspects importants du test qu’ils ont passé, comme les risques et les limitations du test.

Le dépistage a-t-il détecté le problème de santé pour lequel il était effectué ? La réponse est oui pour 28 % des répondants. Et pour 8 % supplémentaire, le test a révélé un autre problème inattendu. Cela étant, pour 11 % des personnes testées "positives", il s’agissait d’une fausse alarme : le problème de santé était en réalité inexistant.

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