L'alimentation et la santé sous la loupe de logo TA
News

Devrais-je me faire vacciner contre la grippe ? ... Et autres questions

06 octobre 2021

Fait exceptionnel, la grippe n’a pas circulé l’année dernière, ce qui fait craindre une grippe saisonnière particulièrement virulente cet hiver. Par conséquent, notre pays a prévu des vaccins supplémentaires, et tout résident belge peut aller chercher le sien à la pharmacie, sans ordonnance. Cette précaution n’est toutefois pas nécessaire pour les personnes en bonne santé.

La campagne de vaccination contre la grippe commencera à la mi-octobre. La demande en vaccins contre la grippe a été plus importante l’année passée que les autres années, ce qui a entraîné un risque de pénurie. En conséquence, il a été décidé d’accorder la priorité aux patients à risque. La situation est différente cette année : tous ceux qui le souhaitent peuvent aller chercher un vaccin contre la grippe à la pharmacie, sans ordonnance. Ce vaccin contre la grippe est toutefois uniquement remboursé aux patients à risque. En effet, sa valeur ajoutée n’est pas démontrée pour les adultes en bonne santé.

LIRE NOTRE DOSSIER « GRIPPE »

Quels sont les groupes à risque ?

Le vaccin contre la grippe est surtout intéressant pour les patients à risque de la catégorie A. Il s’agit de toutes les personnes qui :

courent un risque de complications, comme les femmes enceintes, les malades chroniques, les plus de 65 ans, les personnes qui résident en institution, les enfants de plus de six mois sous traitement à l’aspirine de longue durée ;
travaillent dans le secteur de la santé ;
habitent sous le même toit que des personnes présentant un risque de complications ou que d’enfants de moins de six mois.

Les personnes en bonne santé âgées de 50 à 65 ans sont aussi considérées comme un groupe à risque (catégorie B).

Ces groupes ont tout intérêt à se faire vacciner.

Je ne suis pas un patient à risque, est-ce que je devrais envisage de me faire vacciner ?

Selon le Conseil supérieur de la Santé, l’intérêt du vaccin contre la grippe n’est pas démontré pour les personnes qui ne font pas partie des catégories à risque A ou B. Les données disponibles indiquent que la vaccination systématique des adultes en bonne santé âgés de 18 à 65 ans n’a aucune incidence sur le nombre de visites chez le médecin, de jours de maladie, de prescriptions d’antibiotiques ni d’hospitalisations.

Le vaccin n’est donc pas recommandé, même si vous pouvez choisir de le faire.
Si vous tenez à vous faire vacciner, il vaut mieux le faire entre la mi-octobre et la mi-décembre, soit avant le pic de la grippe saisonnière. Après ces dates, la vaccination contre la grippe n’a plus beaucoup de sens.

Est-ce que le vaccin me protégera à 100 % contre la grippe ?

Votre vaccin contre la grippe vous apporte une protection qui commence entre 10 et 15 jours après l’injection et dure au moins six mois. Mais cette protection n’est pas absolue : en effet, les virus de la grippe qui circulent au sein de la population évoluent sans cesse.

Chaque année, la composition du vaccin est donc ajustée : seules les variants dont les experts ont prédit qu'ils seraient les plus fréquents au cours de la saison sont inclus. La protection n’est donc pas garantie à 100 %. Il est en effet possible que des virus de la grippe non couverts par le vaccin circulent également, d’autant plus qu’ils mutent rapidement.

En outre, de nombreux cas de ce que nous appelons la « grippe » ne sont pas réellement causés par un virus grippal, mais par d’autres maladies aux symptômes similaires. Il va de soi que le vaccin n’aura aucun effet sur ces autres virus.

La saison de la grippe sera-t-elle plus forte cette année ?

Grâce au confinement et à toutes les mesures prises contre le coronavirus, nous n’avons pas connu de véritable grippe saisonnière l’année passée. Les experts craignent de ce fait une épidémie de grippe plus virulente cette année, bien que cela soit difficile à prédire.

Étant donné que la grippe n’a pas circulé l’année passée, nous avons produit moins d’anticorps naturels contre le virus. Le nombre de personnes vulnérables face à la grippe pourrait donc être plus élevé que les années précédentes. La levée des restrictions imposées face au coronavirus, comme l’obligation du port du masque, pourrait en outre faciliter la circulation des virus de la grippe.

Et enfin, une certaine « fatigue du vaccin » est à craindre : comme la plupart des gens ont reçu le vaccin contre le COVID-19, ils seront peut-être moins disposés à se faire aussi vacciner contre la grippe.

LIRE NOTRE DOSSIER CORONAVIRUS