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La quatrième vague remet-elle en question l’efficacité des vaccins ?

02 décembre 2021
personnel soignant injectant vaccin dans epaule d'un patient

Non, certainement pas. Une récente étude de Sciensano le confirme. Bien que la protection contre l'infection par le coronavirus ait fortement diminué, les personnes entièrement vaccinées courent toujours jusqu'à 88 % moins de risques de tomber gravement malade à la suite d'une contamination. Et c'est là l'objectif principal de la campagne de vaccination.

Maintenant que le nombre de contaminations est en forte hausse, de plus en plus de personnes affirment que les vaccins n'ont en fait pas l'effet escompté. Plus de 85 % de la population adulte belge est en effet déjà entièrement vaccinée. Un récent rapport de Sciensano expose clairement la valeur ajoutée des vaccins. Ces résultats corroborent également plusieurs études internationales.

La protection contre les infections diminue

Malheureusement, la protection contre les infections diminue considérablement. Entre avril et juin, les personnes vaccinées avaient toujours un risque de 80 à 90 % moins élevé d'être infectées par le coronavirus que les personnes non vaccinées. Toutefois, à la fin du mois d'octobre, cette protection avait chuté pour atteindre 52 % chez les personnes âgées de 18 à 64 ans et à peine 13 % chez les personnes âgées de plus de 65 ans. 

Réduction du risque de forme grave de la COVID-19

Mais surtout, selon les données de Sciensano, la vaccination complète continue d'offrir une très bonne protection contre une forme grave de la COVID-19. Et c'est là l'essence même de toute la campagne de vaccination. Après tout, les formes graves de la COVID-19 peuvent conduire à une hospitalisation (voire au décès), ce qui non seulement provoque des souffrances personnelles mais accroît également la pression sur notre système de soins de santé. On estime que 30 000 admissions à l'hôpital ont été évitées dans notre pays depuis le début des vaccinations. 

La bonne nouvelle est aussi que la protection contre une forme grave de la COVID-19 reste élevée. Par exemple, à la fin du mois d'octobre, les personnes âgées de 18 à 64 ans qui avaient été entièrement vaccinées présentaient toujours 88 % de risque d'hospitalisation en moins que leurs pairs non vaccinés. Les personnes de plus de 65 ans avaient, elles, 63 % de risque en moins. Les vaccins étaient encore plus efficaces contre le risque de décès.

Source : sciensano.be

Et les hospitalisations et les décès augmentent malgré tout ?

Pourtant, les statistiques quotidiennes du corona semblent contredire ce fait. Les hospitalisations et le nombre de décès sont en effet en augmentation. Il existe toutefois plusieurs explications à ce phénomène. 

30 à 40 % de toutes les hospitalisations et admissions en soins intensifs sont dues à des personnes non vaccinées (15 % seulement de la population adulte). 
Les vaccins n'offrent pas une protection à 100 %. Il est donc logique que des personnes vaccinées soient encore hospitalisées ou décèdent. Il s'agit souvent de personnes âgées souffrant de maladies sous-jacentes ou de personnes dont les défenses immunitaires sont affaiblies.
Le nombre de contaminations a considérablement augmenté en raison, entre autres, de l'assouplissement des mesures corona, du variant Delta plus contagieuse et du fait que nous passons plus de temps à l'intérieur. Plus le virus circule, plus il y a d'admissions à l'hôpital et de décès.
Les personnes de plus de 65 ans avaient déjà une réponse immunitaire initiale plus faible et on observe également chez elles une légère diminution de la protection contre une forme grave de la COVID-19 4 à 6 mois après la vaccination. C'est pourquoi une dose supplémentaire n'était initialement proposée qu'aux personnes de plus de 65 ans. 

Vous voulez en savoir plus sur la troisième dose et son utilité ? Alors n'hésitez pas à lire notre dossier complet sur ce sujet.

CONSULTEZ NOTRE DOSSIER CONSACRE A LA 3E DOSE DE VACCIN