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Communiqué

Polémique “prix des masques” Test Achats fait une mise au point

23 avril 2020

Quelques pharmaciens et l’APB ont manifesté leur mécontentement en entendant et en lisant les affirmations de Test Achats à propos du prix de certains masques chez certains pharmaciens. Certains, ce n’est donc pas tout le secteur qui majoritairement s’engage à servir au mieux patients et consommateurs, notamment depuis le début de cette crise sanitaire.

Néanmoins, les prix de certains masques auprès de plusieurs opérateurs, sont excessifs avec un effet multiplicateur impressionnant entre 2,5 et 6 fois le prix de revient d’un masque. C’est ce qui ressort des plaintes reçues et vérifiées par Test Achats sur #StopAbusCorona ces 2 dernières semaines, soit depuis le début avril. Et pour ne rien arranger, ce 22 avril, pas moins de 28 signalements sur les 33 parvenus sur la plateforme de Test Achats, portaient sur les prix excessifs de ce matériel de protection, vendu aux consommateurs. Ce souci est donc bien réel pour les citoyens.  

La question ne porte donc pas tant sur le prix de revient ou le prix moyen de vente ou de marché des masques chirurgicaux et des masques FFP2 mais bien sur l’importance de la marge que certains prennent. Et au final que le consommateur paie. D’où notre demande de prix maximum.

Ces plaintes concernent quelques pharmaciens (une vingtaine) qui ont été signalés à l’Ordre qui les prend en consideration comme il l’a lui-même confirmé mais aussi toute une séries de vendeurs en ligne ou qui sévissent sur Facebook, par ex.

Personne ne peut trouver normal qu’un masque chirurgical acheté par un intermédiaire quel qu’il soit (pharmacien ou autre) à 1€ soit revendu 6€/pièce, par ex. à une maison de repos. On frise l’arnaque. Idem pour un FFP2 acheté 5 ou 6€ par l’intermédiaire (de nouveau quel qu’il soit) pour être revendu 15 ou 20€/pièce ...

En ce qui concerne les réactions de certains pharmaciens qui se sentent (souvent à tort) visés ou celle de leur fédération, on doit rappeler la vingtaine de dossiers transmis à l’Ordre. Faut-il rappeler que finalement le pharmacien n’est pas un intermédiaire ou un opérateur comme un autre: il doit se refuser à vendre simplement ces masques au grand public sauf prescription et de surcroît à les vendre à des prix comme cités ci-dessus. Nous sommes d’accord avec eux qu’il en va de la réputation de la profession qui, pour la grande majorité, assume sa mission de manière loyale et respectueuse du patient.

Enfin, cette communication a aussi pour objectif de se poser la question de la disponibilité des masques et de leur “accessibilité” à un moment particulièrement clé, sachant pertinnemment bien que le “business” des masques est en train de passer au-dessus de la tête des intermédiaires classiques et bien entendu des seuls pharmaciens. Le “marché” est nerveux, ds stocks existent et certains spéculent sur une éventuelle pénurie tenant compte que l’usage du masque va être recommandé voire imposé à une grosse partie de la population. D’où la demande de Test Achats pour des mesures régulatoires, et notamment pour un plafonnement du prix à la pièce. Ce n’est pas un combat anodin, encore moins contre la profession de pharmacien.

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