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Communiqué

Nous payons encore trop cher nos masques, selon Test Achats

11 mars 2021

Bien que la pénurie soit désormais derrière nous, Test Achats estime que les prix de nombreux masques sont encore trop élevés. Pourtant, certains masques sont aujourd’hui proposés à des prix pré-pandémie”. La baisse de prix la plus forte constatée par l’organisation de consommateurs a eu lieu dans les pharmacies. Test Achats conseille de bien comparer avant d’acheter, un prix élevé n’étant pas forcément synonyme de qualité.

Analyse de prix

L'offre de masques buccaux a considérablement augmenté ces derniers mois. Plus question de pénurie comme dans les premiers mois de la pandémie. Alors qu'en juin une trentaine de modèles étaient disponibles, on en compte aujourd’hui plus de 100. L'offre dans les pharmacies et dans des enseignes telles que Kruidvat et Di a notamment augmenté de manière significative. La conséquence logique de cette offre accrue devrait être une baisse des prix.

 

Les prix baissent, mais pas assez vite

Pour savoir si cela se vérifiait en pratique, Test Achats a comparé les prix des masques jetables (masques chirurgicaux et de confort), les masques réutilisables et les masques FFP2 disponibles sur le marché en juin 2020 avec l'offre actuelle (février 2021). Pour presque tous les types et canaux de vente analysés, l’organisation a pu observer une baisse des prix. Bonne nouvelle donc.

Malheureusement, il nous faut toutefois nuancer ce constat positif. En effet, les écarts de prix constatés sont très variables. Par exemple, dans certaines pharmacies et parapharmacies, les masques chirurgicaux sont vendus 0,20 € l’unité, alors que dans d'autres filières le prix grimpe à 1,27 € l’unité ! Avant la pandémie, le prix d'un tel masque fluctuait entre 0,10 et 0,30 € l’unitéexplique Julie Frère, porte-parole de Test Achats.

 

La plus forte baisse dans les pharmacies

Ce qui est particulièrement frappant, c'est que les prix des masques jetables dans les pharmacies ont considérablement baissé, jusqu'à 50 %. Alors qu'en juin, les prix y étaient nettement plus élevés que dans les supermarchés, les choses se sont inversées. Pour un masque chirurgical, on paie aujourd'hui en moyenne 0,50 € en pharmacie. Pour un masque de confort, théoriquement de moindre qualité, le prix moyen est encore de 0,58 € dans les supermarchés.

Les différences de prix entre supermarchés sont un peu plus importantes qu'il y a quelques mois. L'écoulement d'un stock peut être une explication. Les supermarchés ont peut-être acheté de grandes quantités de masques l'an dernier, à des prix alors plus élevés. Comme ils ne sont pas autorisés à vendre à perte, ils ne peuvent baisser leurs prix que lorsque les masques les plus chers sont épuisés. Et cela peut être déjà le cas dans une enseigne et pas dans l'autre ...

 

Le prix n'est pas une garantie de qualité

En théorie, un masque chirurgical est de meilleure qualité qu'un masque de confort jetable, et ceci se reflète dans les prix. Pour le premier, les prix varient de 0,20 € à 1,27 €; tandis que pour un masque de confort, l’écart va de 0,11 € à 0,79 €.

Malheureusement, des prix plus élevés ne constituent pas une garantie que les masques répondent aux normes de qualité. Notre propre test, réalisé en juin 2020, a montré que plusieurs masques disponibles sur le marché belge ne répondaient pas aux normes. Pour cette raison, nous demandons depuis un certain temps que les pouvoirs publics contrôlent davantage la qualité et la certification des masques vendus, et que les normes de qualité imposées aux fabricants de masques de confort soient plus strictes” déclare Julie Frère.

Test Achats rappelle que l'exemption pour les masques chirurgicaux a été supprimée le 1er février dernier. Cette mesure autorisait à mettre sur le marché, en tant que masques chirurgicaux, des masques qui ne pouvaient normalement pas être vendus en tant que dispositifs médicaux mais dont la qualité était suffisante. Les masques mis sur le marché depuis février doivent à nouveau être pleinement conformes à la réglementation européenne. Les masques autorisés sur la base de dérogations temporaires peuvent encore être vendus jusqu'au 1er août 2022 ou jusqu'à la date d'expiration mentionnée par le fabricant.