A partir de quand mal dormir devient-il un vrai problème ?

Tout le monde passe, de temps à autre, une mauvaise nuit. Avoir un sommeil agité ne pose réellement problème que s'il existe une cause sous-jacente, et que les nuits blanches deviennent récurrentes. 

19 mars 2021
Insomnie, Troubles du sommeil
A partir de quand mal dormir devient-il un vrai problème ?

Tous, il nous arrive de connaître des nuits difficiles. Cela ne veut pas dire pour autant que nous souffrons tous de troubles du sommeil.

On distingue trois types de manque de sommeil, en fonction de leur chronicité et/ou degré de gravité : 

  • Manque de sommeil passager

Environ un tiers des Belges connaît, de temps en temps, des périodes de sommeil un peu plus compliquées. Dans la plupart des cas, ces épisodes sont passagers, liés à des événements temporaires (stress au boulot, par exemple). Un tel manque de sommeil, momentané, ne constitue pas une catastrophe et n'a guère de conséquences physiques. Le souci disparaît généralement de lui-même dès qu’on en identifie l'origine. Le corps lance automatiquement un processus pour compenser ce temps de sommeil perdu. Ainsi, après une mauvaise nuit, on passe généralement, de manière naturelle, par des phases de sommeil (profond et paradoxal) adaptées, la nuit suivante, pour récupérer. A noter toutefois que lors de telles privations de sommeil, le corps peut avoir plus de mal à digérer les sucres, et nous pouvons aussi avoir envie de grignoter ou de manger davantage (attention à la prise de poids).

  • Manque de sommeil chronique 

Par manque chronique de sommeil, on entend le fait de dormir moins que ce dont le corps a physiologiquement besoin. Quelque 10 à 15 % des Belges seraient concernés. Cela peut avoir un impact sur le fonctionnement au quotidien: concentration et mémoire en baisse, esprit moins flexible et moins créatif... Le cerveau n'est plus capable de traiter toutes les sollicitations. On en ressent moins les conséquences quand on dort plus longtemps le week-end ou pendant les vacances. Faire une sieste pendant la journée aide aussi à tenir le coup.

La principale cause d'un tel manque de sommeil tient souvent au mode de vie, trop actif. Trop d'obligations (professionnelles et privées) nous amènent à négliger notre sommeil, encourageant de mauvaises habitudes. Heureusement, il est possible d'y faire face soi-même en maîtrisant mieux son emploi du temps : on prévoit suffisamment de temps pour se détendre et on soigne ses heures de sommeil. Faute de quoi, ce manque chronique de sommeil risque d'entraîner de réels troubles du sommeil. 

  • Troubles du sommeil

On ne parle de « troubles du sommeil » que lorsque ce sommeil perturbé est dû à une cause sous-jacente et/ou qu'il devient chronique, transformant le coucher et l'endormissement en moments hyper frustrants, voire en échecs récurrents. Tout comme le manque chronique de sommeil, les troubles du sommeil ont eux aussi un impact sur la vie quotidienne : fatigue, somnolence diurne, troubles de la concentration, irritabilité, sautes d'humeur... Tout un programme !