Le coronavirus a-t-il un impact sur notre sommeil ?

Clairement. Le premier confinement, lors du printemps 2020, a eu un impact négatif sur notre sommeil, selon une enquête belge qui révèle que les plaintes pour insomnie ont alors triplé, et même quadruplé au second confinement.

19 mars 2021
Facteurs influençant le sommeil
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Le coronavirus trouble nos nuits. Et pas parce que nous sommes infectés et que nous toussons ou manquons d'air, non. Selon une enquête en ligne sur le sommeil menée par la VUB (Pr. Olivier Mairesse) et le Laboratoire du Sommeil de l'hôpital Brugmann à Bruxelles, le nombre de plaintes a explosé depuis le début de la crise causée par la pandémie de Covid-19.

Une étude de suivi à grande échelle a été mise en place. Quelque 3 224 personnes y ont participé. Les résultats montrent clairement que les plaintes pour des soucis de sommeil continuent d'augmenter. Au cours du deuxième confinement, le nombre de citoyens belges se plaignant d'insomnie modérée à sévère a ainsi atteint 29 %, soit quatre fois plus qu'au début de l'année dernière (7%), juste avant l’avènement du coronavirus.

Que se passe-t-il exactement quand la nuit tombe ? Les répondants avouent se coucher et se lever plus tard en confinement. Dans l’ensemble, ils disent également moins bien dormir, ils ont besoin de plus de temps pour s'endormir, éprouvent plus de difficultés à trouver le sommeil et se réveillent plus rapidement. Le taux de satisfaction au sujet de leur sommeil diminue, et les cauchemars sont également plus nombreux. Les participants déclarent enfin être davantage somnolents en journée et aspirer à plus de repos, tant physiquement que psychologiquement.

Incertitudes, blues et manque de contacts physiques

Ce n'est pas tant la peur de contracter le virus qui affecte notre sommeil que le climat général avec ses mesures de sécurité, son confinement et ses incertitudes, ainsi que le stress et la déprime qui peuvent y être associés et qui jouent un rôle majeur, selon les chercheurs belges à l’initiative de cette enquête. 

En outre, lors de périodes de confinement, certaines activités, comme une moindre activité physique, peuvent aussi influencer l'endormissement et la durée du sommeil. D’autres facteurs liés au confinement sont également pointés du doigt, comme l'augmentation du temps passé devant nos écrans, une moindre exposition à la lumière du jour (et davantage encore en hiver) et une modification de nos routines de lever et de coucher. Le manque (et le besoin non comblé) de contacts physiques avec sa famille, ses amis et/ou ses collègues, pourrait également jouer un rôle dans nos nuits blanches.

Sciensano confirme

L’enquête COVID de Sciensano (5ème phase de décembre 2020, environ 30 000 participants) corrobore ces résultats, en révélant pour sa part que 73 % des personnes interrogées affirment avoir un sommeil perturbé (difficultés à s'endormir, nuits agitées, réveils précoces). C’est à peu près le même pourcentage que lors des enquêtes précédentes, en juin et septembre 2020. 

La consommation de médicaments utilisés dans les troubles du sommeil est en augmentation : 21 % des personnes interrogées déclarent utiliser des somnifères ou des sédatifs. Parmi celles-ci, plus de 4 sur 10 disent avoir commencé à en utiliser ou avoir augmenté leur utilisation depuis la crise sanitaire. Si on se penche plus particulièrement sur le cas des jeunes (18-24 ans) qui recourent aux somnifères ou sédatifs, trois quarts déclarent que leur consommation a débuté ou augmenté depuis le coronavirus.

Vous aussi, vous dormez mal ou vous êtes inquiet pour votre sommeil ? N’hésitez pas à en parler avec votre médecin traitant.

 

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