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La pétition pour des médicaments abordables remise au ministre De Block

31 août 2017
La pétition pour des médicaments abordables remise au ministre De Block

Les prix demandés par les firmes pharmaceutiques pour leurs médicaments sont devenus exorbitants. Avec d’autres organisations, nous exigeons des mesures pour enrayer cette spirale des tarifs à la hausse. Le 30 août, nous avons remis au ministre de la santé publique, Maggie De Block, les 43 000 signatures de notre pétition pour des soins de santé solidaires.

Une tendance insoutenable

Les prix réclamés par les firmes pharmaceutiques pour leurs médicaments sont de plus en plus intenables pour le secteur des soins de santé. Cela se vérifie en particulier pour les médicaments utilisés dans le traitement de maladies graves comme le cancer et les maladies rares. Si cette tendance se poursuit, l’assurance-maladie se verra finalement dans l’obligation de ne plus rembourser certains traitements. Voilà pourquoi nous exigeons que les pouvoirs publics prennent des mesures visant à enrayer la spirale des prix à la hausse.

Les principaux problèmes

  • Des prix hallucinants et une tendance intenable à la hausse

    Les firmes pharmaceutiques s’efforcent sans vergogne de réaliser le maximum de bénéfices. Le prix d’un nouveau médicament pour traiter un patient pendant un an contre le cancer peut ainsi grimper jusqu’à 100000€. Pour les maladies rares, le prix peut même atteindre les 400000€. Le budget médicaments risque fort de passer à la trappe sous la pression grandissante de ces prix démesurés. En 2014, l’INAMI a dépensé près de 1,5 milliard d’euros pour des médicaments administrés en milieu hospitalier. Ce montant représente une hausse de 550 millions par rapport à 2005, soit une augmentation de près de 60% en moins de 10 ans.
  • Arguments peu convaincants des firmes pharmaceutiques

    Pour justifier les prix élevés, les firmes pharmaceutiques invoquent souvent les coûts de la recherche. Mais personne ne peut savoir le coût engendré par le développement d’un nouveau médicament. Une part non négligeable des recherches est  d’ailleurs menée dans les universités et payée via nos impôts et des dons. En outre, les firmes dépensent plus en marketing qu’en recherche. Et les marges bénéficiaires des groupes pharmaceutiques comptent parmi les plus élevées de toutes les industries: près de 20 % en moyenne.
  • Trop peu de valeur ajoutée et trop de besoins insatisfaits

    Le modèle actuel de développement de nouveaux médicaments apporte trop peu de valeurs ajoutées. Alors qu’il existe des besoins criants pour faire face à certaines maladies, les firmes ne développent quasi pas de nouveaux médicaments  comme des antibiotiques de nouvelle génération pour lutter contre des bactéries résistantes aux médicaments existants. Par ailleurs, bon nombre des nouveaux médicaments ne sont pas ou à peine meilleurs que les produits existants. Regardez notre vidéo mettant en lumière cette problématique.

Nos actions

Nous avons organisé une pétition en collaboration avec la Ligue des Usagers des Services de Santé (la fédération francophone des associations de patients), le Collège Intermutualiste National (qui réunit toutes les mutualités) et Médecins du Monde. Nous avons remis cette pétition et ses 43 000 signatures, le 30 août, au ministre De Block, ministre de la santé publique.

De plus, l’année prochaine, nous organiserons en collaboration avec d’autres organisations, un évènement pour réfléchir plus loin aux solutions à apporter à ce problème. Le Centre Fédéral de la Connaissance pour les Soins de santé a déjà publié l’année passée un rapport proposant des pistes possibles pour sortir de l’impasse et qui servira dès lors de base au débat.

Nous continuerons aussi à informer et à sensibiliser les députés au parlement sur la problématique, pour favoriser un débat critique et démocratique.


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