Analyse
Immobilier bruxellois : petit cours de géographie il y a 4 ans - mercredi 24 avril 2013

L'immobilier dans notre capitale est répertorié en zones qui correspondent à des délimitations géographiques et qui sont utilisées notamment dans les communiqués des sicafi.

Plus on s'éloigne du centre, plus le taux d'inoccupation des immeubles est élevé, une tendance qui ne devrait pas changer de sitôt.
Lisez notamment nos dernières analyses de sicafi d’
immeubles de bureaux ou d’autres bâtiments.

 

CBD

La principale zone est le Central Business District (CBD), c.à.d. le quartier des affaires. Ce CBD comprend le Pentagone bruxellois, soit le centre-ville proprement dit, le quartier Léopold (où siègent de nombreuses institutions européennes), le quartier Nord (autour de la Gare du Nord, avec d'importants bâtiments comme Belgacom, Euroclear…) et le quartier autour de l'Avenue Louise.
Les sicafi sont très friandes de cette zone en raison du faible taux d'inoccupation de ses immeubles, de la présence de nombreux locataires de très grande qualité (gage de stabilité) et des loyers élevés.

En 2012, sur le marché des bureaux (de loin la composante la plus importante du marché immobilier de la ville), le taux d'inoccupation s'élevait
- à 5 % dans le Pentagone
- à 7,1 % dans le quartier Léopold
- à 7,2 % dans le quartier Nord.

 

Plus loin du centre

Le reste du territoire formé par les 19 communes bruxelloises est décrit comme la zone décentralisée. Celle-ci est aussi parfois décrite comme se trouvant entre la petite ceinture et le ring. Les locataires dans cette zone sont le plus souvent des entreprises privées, de taille moyenne à grande, prêtes à conclure des baux classiques, d'une durée de trois-six-neuf ans.

En 2012, dans cette zone, sur le marché des bureaux, le taux d'inoccupation s'élevait à 15,6 %, soit sensiblement plus que dans le CBD.

 

Périphérie

La périphérie est la zone située juste en dehors de Bruxelles-Capitale, au-delà du ring. Les principaux locataires y sont surtout des sociétés actives dans la technologie, l'informatique, la consultance, la pharmacie et la chimie. Cette zone, en particulier au niveau de Zaventem/Diegem, souffre d’un taux d'inoccupation relativement élevé depuis l'éclatement de la bulle internet.

En 2012, le taux d'inoccupation y était de 21,9 %.

 

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