RELUTION

Dans la presse financière, il n’est pas rare de rencontrer le terme relution, ou plus encore de croiser l’adjectif qui en est dérivé, lorsqu’il est question d’opération relutive. Du jargon, bien sûr, mais dans ce cas, on peut déduire assez facilement que relution s’oppose à dilution.
Q
uand une société augmente son capital, le nombre d’actions en circulation augmente, le bénéfice global doit alors être partagé en un plus grand nombre d’actions, de sorte que le bénéfice par action est moins élevé ou dilué.

La relution est donc, à l’inverse, une augmentation du bénéfice par action. On parlera d’opération relutive quant une acquisition réalisée par la société commence à avoir un effet positif sur le bénéfice et/ou parce que le coût de l’acquisition est inférieur à ses apports (bénéfice de la proie, synergies, économies d’échelle).
En outre, à l’inverse de la dilution issue d’une augmentation de capital, la relution peut être induite par le rachat d’actions propres. Si la société rachète ses propres actions, le nombre d’actions en circulation diminue, le bénéfice est partagé en un nombre d’actions moins élevé, de sorte que, toutes choses égales par ailleurs, le bénéfice par action augmente. Il subit une relution.