SPREAD

· Dans le cadre de l'offre et de la demande sur les marchés boursiers, le spread correspond à la différence, à un moment donné, entre le cours offert par les candidats acheteurs et le cours demandé par les vendeurs. Prenons l’exemple de l’action X qui cote aux alentours de 15 EUR. Si les vendeurs les moins gourmands acceptent de négocier leur action à 15,30 EUR et que les acheteurs les plus généreux proposent un prix de 15 EUR, le spread sera alors de 0,30 EUR. Précisons qu’une transaction n’aura lieu dans ce cas que si un vendeur accepte de baisser son prix à 15 EUR ou que si un acheteur accepte de le porter à 15,30 EUR, ou encore si un acheteur et un vendeur trouvent un compromis entre les deux. Les actions très régulièrement négociées, dites aussi liquides, présentent des spreads très faibles, de l’ordre de quelques cents seulement. Les actions peu liquides, par contre, présentent des spreads beaucoup plus larges, d’où l’importance de fixer dans ce cas des ordres avec une limite de cours.
· On parle aussi de spread dans le domaine des obligations. Le spread désigne dans ce cas la différence, par exemple, entre le rendement d’une obligation émise par un émetteur privé et le rendement d’une obligation d’Etat, généralement réputée sans risque.
· Dans  le cadre des activités d'une banque, le terme spread est aussi utilisé pour désigner la différence entre le taux à laquelle la banque prête et le taux auquel elle peut elle même emprunter pour se financer.