TIER ONE

Le ratio Tier one (ou Tier 1) exprime le degré de solvabilité d’une banque.

La solvabilité d’une banque, c’est sa capacité à rembourser les dépôts de ses clients. Plus cette capacité est grande, plus la banque est solvable.

Le ratio Tier 1, qui exprime cette solvabilité, est le rapport entre d’une part, les fonds propres (capital + réserves, c.à.d. le principal facteur de sécurité pour ceux qui déposent l’argent dans la banque), et d’autre part les différents actifs de la banque (trading, crédits aux entreprises…). Ce rapport est pondéré en fonction des risques. Des dispositions légales imposent l’octroi d’un poids différent à chaque composante de risque. Ces risques sont de différents ordres :
- Risque de crédit : risque de perte en cas de non-remboursement par un débiteur. Ce risque dépend donc de la qualité du débiteur. Pour des Etats financièrement solides, il est quasi nul; pour une entreprise qui a de lourdes dettes, il est plus élevé; pour une société présentant une excellente structure financière, il est faible.
- Risque de marché : risque de perte dans le cadre d’investissements dans des actions, obligations, matières premières, options…
- Risque opérationnel : risque de perte suite à des événements extérieurs (actions en justice, catastrophes naturelles…).
Certaines activités (p.ex. la négociation d’actifs complexes) auront dès lors un poids plus important dans le risque que d’autres (octroi de crédit à la consommation…).

Le ratio core-Tier 1 est une variante du Tier 1, qui exprime mieux encore la solvabilité des banques, parce que la composante «fonds propres» du rapport est plus restrictive : elle est constituée uniquement du capital apporté par les actionnaires, augmenté des bénéfices reportés chaque année par la banque; elle exclut toutes les formes de capitaux hybrides (obligations perpétuelles, actions préférentielles, obligations convertibles…).

Les normes Bâle 3 fixées en septembre 2010 par 27 régulateurs bancaires imposent aux banques qui veulent prendre plus de risque de détenir un plus gros matelas de sécurité sous forme de fonds propres. Elles imposent un ratio de solidité de 7 % minimum, soit un core Tier 1 de 4,5 %, à constituer entre 2011 et 2015, plus un coussin de sécurité de 2,5 %, à ajouter entre 2016 et 2019 (auparavant le minimum se limitait à 2 %).