Analyse
La semaine en Bourse il y a 6 ans - lundi 14 mars 2011

Alimentée par le retour sur l’avant-scène des dettes souveraines, les questions sur l’ampleur de la reprise économique et, en fin de semaine, le séisme au Japon, la nervosité sur les Bourses mondiales n’a pas fléchi.

Sauf accident nucléaire majeur au Japon, le séisme dans le Pacifique n’est pas de nature à remettre en cause le rythme de reprise de l’économie mondiale ou la croissance des entreprises. Mais c’est un facteur de plus dans un environnement déjà fragilisé par l’instabilité au Moyen-Orient, les dettes souveraines ou la hausse à venir des taux de la BCE. L’indice S&P 500 a cédé 1,3 %, tandis que le Stoxx Europe 50 lâchait 2,5 %. Amsterdam, Francfort et Bruxelles ont perdu respectivement 2,4, 2,7 et 1,8 %.

 

Mis entre parenthèses ces dernières semaines, le risque des dettes souveraines a refait surface, après la dégradation par l’agence de notation Moody’s des dettes grecque et espagnole. Santander a cédé 2,9 %. La situation demeure aussi critique au Portugal, où les taux sur la dette à cinq ans approchent dangereusement les 8 %. Les valeurs bancaires, très sensibles aux dettes souveraines, ont reculé de 1,3 %. Barclays (-4,6 %) et Deutsche Bank (-4,2 %) affichent les plus fortes baisses dans notre sélection.

 

Le secteur des semi-conducteurs (-5,3 %) a subi des prises de bénéfices, à l’instar du géant américain Texas Instruments (-5,2 %). L’évocation d’un ralentissement de la demande de puces pour téléphones portables a par ailleurs refroidi les investisseurs, d’autant que l’influente banque JP Morgan évoque l’hypothèse d’une bulle sur le marché des tablettes numériques. Epinglons les reculs d’Intel (-3,2 %), ARM Holdings (-10,4 %) et ASML (-9,9 %).

 

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